Lebrun_Napoleon

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titre (fr)Lebrun à Napoléon
titre (en)Lebrun to Napoleon
contenu de la page de présentation en markdown (fr)# Correspondance de Lebrun, architrésorier de l'Empire, à Napoléon ## Fiche signalétique de la collection | Intitulé | Correspondance de Lebrun à Napoléon| |------------|-------------------------------------------------| | Date | Novembre-décembre 1807 | | Producteur | Charles-François Lebrun (1739-1824), architrésorier de l’Empire (1804-1815), en charge de l’intérim gouvernemental | |Importance matérielle| Cahier de 6 pages comportant 26 lettres, plus une feuille volante | | Aperçu du contenu | Ce cahier de minutes de lettres de Lebrun à Napoléon regroupe la correspondance sortante de l’architrésorier pendant l’intérim du travail gouvernemental impérial qu’il assura entre novembre et décembre 1807. | |Remarques sur la description | Ce document est issu d’une collection privée : Archives familiales descendance Lebrun. Il est coté dossier XL, lettres de Lebrun à Napoléon | [Voir les documents](https://www.napoleonica.org/fr/collections/Lebrun_Napoleon/search?page=0&pageSize=20) ## Description détaillée ### Composition Ce cahier de minute représente la dernière étape de l’envoi des lettres de l'architrésorier Charles-François Lebrun Lebrun à l’Empereur. Pour garder copie des courriers, les ministres avaient ordre de conserver un double de la lettre envoyée au souverain. Chaque ministre conservait ainsi une trace des échanges qu’il entretenait avec le chef de l'État. ### Description physique Le cahier grand format est composé de 6 feuillets reliés par une cordelette. Il est titré : « Copie de la correspondance particulière avec S. M. I. et R. ». Le secrétaire de Lebrun a recopié, bout à bout, les 26 lettres dans l’ordre chronologique de la rédaction des originaux qui ont été expédiés au souverain. La première missive date du 17 novembre 1807, date d’entrée en fonction de Lebrun comme intérimaire à la tête du gouvernement, la dernière du 27 décembre 1807. Deux lettres datées du 17 novembre 1807 sont adressées à Fouché, ministre de la Police, et à Dubois, préfet de Police, pour leur signifier la prise de fonction de l’Architrésorier. ### Historique de la conservation Ce cahier a été conservé dans les archives de la famille Lebrun, qui a fait inventorier son fonds au début du XXe siècle. Il a été communiqué à la Fondation Napoléon pour numérisation dans le cadre de l’opération de publication de la Correspondance générale de Napoléon (éditions Fayard). ## Conditions d'accès et d'utilisation La collection numérisée est entièrement disponible sur ce site. Les originaux ne sont pas consultables. <div class="medium-image"> ![Lebrun à Napoléon, lettre du 2 décembre 1807](./images/Reg_2-12-1807_lebrun.jpg) _Lebrun à Napoléon, lettre du 2 décembre 1807 © Fondation Napoléon, Archives familiales descendance Lebrun_ </div> mise en ligne novembre 2020
contenu de la page de présentation en markdown (en)# Correspondance of Lebrun, Architrésorier de l'Empire, with Napoléon ## Introduction to the corpus | Title | Correspondance of Lebrun with Napoleon| |----------|-------------------------------------------------| | Dates | November-December 1807 | | Author&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; | Charles-François Lebrun, Architrésorier de l’Empire, in charge of the interim governement | |Volume of material | Fascicle of 6 pages, 26 letters, plus a single unattached sheet | | Content overview | This fascicle of minutes of letters from Lebrun to Napoleon comprises the Architrésorier's outgoing correspondance during his management of the interim imperial government between November and December 1807. | | Comments on description |This document comes from a private collection: family descendants of Lebrun. Shelfmark: Dossier XL, letter from Lebrun to Napoleon | [See the documents !](https://www.napoleonica.org/fr/collections/Lebrun_Napoleon/search?page=0&pageSize=20) ## Detailed description A minute book, in other words, final stage of Lebrun's correspondance with the Emperor. Ministers were instructed to keep minutes or copies of all letters sent to the sovereign, thereby preserving a record of exchanges with the Head of State. ## Physical description The large-format fascicle comprising 6 sheets connected by a thread bears the title: "Copie de la correspondance particulière avec S. M. I. et R.". Lebrun's secretary copied the 26 letters in the chronological order in which the originals were written and sent to the sovereign. The first letter dates from 17 November 1807, the date on which Lebrun took up his duties as interim head of government, and the last from 27 December 1807. Two letters dated 17 November 1807 were sent to Fouché, Minister of Police, and Dubois, Prefect of Police, to inform them that the Architrésorier had taken up his duties. ## Conservation History This fascicle remained in the archives of the Lebrun family, where it was inventoried at the beginning of the 20th century. It was sent to the Fondation Napoléon for digitisation as part of the operation to publish Napoleon’s general correspondence. ## Conditions of access and use All 26 letters have been digitised and are available on this site. The originals are not available for consultation. <div class="medium-image"> ![Lebrun à Napoléon, lettre du 2 décembre 1807](./images/Reg_2-12-1807_lebrun.jpg) _Lebrun to Napoleon, letter dated 2 December 1807 ©Fondation Napoléon, Archives familiales descendance Lebrun_ </div>
contexte en markdown (fr)# Au cœur de la machine gouvernementale impériale <div class="medium-image"> ![Charles-François Lebrun (1739-1824), duc de Plaisance](./images/Lebrun_Versailles.jpg) _d'après Robert Lefebvre, Charles-François Lebrun (1739-1824), duc de Plaisance 1807. Photo © Château de Versailles, Dist. RMN-Grand Palais/Christophe Fouin_ </div> Début novembre 1807, Napoléon est à quelques jours d’effectuer son second voyage en Italie. L’Empereur quitte Paris le 16 novembre 1807 pour Milan, pour un voyage qui doit durer un mois et demi. Peu avant le départ du souverain, l'archichancelier Cambacérès demande un congé pour se rendre à Montpellier, puis Bordeaux. Lors des précédentes absences de l’Empereur, l’Archichancelier avait assuré l’intérim du travail courant du gouvernement impérial. Cambacérès absent, c’est l'architrésorier Lebrun qui, à partir du 17 novembre 1807, assure le quotidien de l’activité gouvernementale. ## Napoléon à la tête du gouvernement À partir du Consulat, Napoléon érigea une pyramide gouvernementale et administrative dont il était le sommet. Lorsqu’il était à Paris, les Conseils des ministres se tenaient le mercredi au palais des Tuileries. Ce n'étaient pas des lieux de débats, ni de décisions, Napoléon se réservait le droit de changer ultérieurement ses choix sans réunir à nouveaux les ministres. On se contentait d’écouter chacun présenter ses dossiers, d’être parfois autorisé à donner un avis, avant d’entendre la décision du chef de l’État. Napoléon préfèrait le conseil d’Administration, réunissant autour de lui un ministre accompagné de ses principaux collaborateurs, et au cours duquel on allait plus au fonds des choses de chaque sujet. Les décisions étaient signifiées par la suite aux ministres par lettre, charge à eux de répercuter les décisions à leurs subordonnés. Napoléon respectait en règle générale la hiérarchie qu’il avait imposée et, comme dans l’armée où il privilégiait l’unité de commandement, le ministre était une sorte de Major général dans son ressort de compétence. ## Délégation de pouvoir En campagne, comme en 1806-1807 où l’Empire fut géré pendant 10 mois depuis Berlin, Varsovie ou Finkenstein, un ordre de service règlait le fonctionnement de la machine gouvernementale. Le fonctionnement courant était délégué à un haut dignitaire. En novembre-décembre 1805, ce fut Joseph Bonaparte, en novembre 1807, l'architrésorier Lebrun mais le plus souvent ce fut l'archichancelier Cambacérès qui assura le fonctionnement du gouvernement en l’absence du chef de l’État. L’ordre de service prit avant le départ du souverain fixait le cadre du pouvoir de l’intérimaire qui pouvait : <html lang="fr"> <body> <ul> <li>Convoquer et présider le Sénat.</li> <li>Présider le Conseil d’État.</li> <li>Présider le Conseil des ministres pour les objets de détails, les contentieux devant être transmis à Napoléon.</li> <li>Présider dans l’urgence un Conseil des grâces désigné à l’avance par Napoléon ; en cas de litige, il devait en informer Napoléon pour qu’il puisse trancher.</li> <li>Convoquer un Conseil des ministres restreint en cas d’évènements extraordinaires de police ou militaire, pour pouvoir prendre dans l’urgence des mesures qui dépasseraient le cadre ministériel.</li> </ul> </body> </html> Il devait être dressé procès-verbal de toutes les décisions prises. Par l’envoi d’auditeurs du Conseil d’État et d’estafettes, le grand dignitaire se devait d’informer périodiquement Napoléon des sessions gouvernementales et des évènements importants. Cette délégation était loin d’être complète. En effet, Napoléon entendait conserver une grande part de ses attributions et « que toutes les affaires qui, dans l’ordinaire du gouvernement et de l’administration ont besoin de notre signature, continuent à nous être présentées à cet effet. » C’est ainsi que tous les décrets, même les plus insignifiants, devaient être visés et paraphés par l’Empereur. Par ses lettres, ses ordres, ses instructions, Napoléon contrôlait également à distance l’usage fait par les ministres de leurs pouvoirs. Les ordres de service portaient ainsi que chaque ministre devait correspondre directement avec l’Empereur aussi souvent qu’il était nécessaire, le ministre de la Marine devait envoyer des rapports au moins une fois par semaine, tandis que celui de la Police devait le faire tous les jours. Joseph Fouché (1759-1820) puis Anne Jean Marie René Savary (1774-1833) adressaient notamment les *Bulletin de police* que Napoléon compulsait de manière précise, générant une abondante correspondance avec ses ministres de la Police. Texte rédigé par François Houdecek, novembre 2020.
contexte en markdown (en)# At the heart of the imperial government <div class="medium-image"> ![Charles-François Lebrun (1739-1824), duc de Plaisance](./images/Lebrun_Versailles.jpg) _d'après Robert Lefebvre, Charles-François Lebrun (1739-1824), duc de Plaisance 1807. Photo © Château de Versailles, Dist. RMN-Grand Palais/Christophe Fouin_ </div> At the beginning of November 1807, Napoleon was about to head out on his second visit to Italy. The Emperor left Paris on 16 November 1807 heading for Milan on a month-and-a-half imperial 'progress'. Shortly before the Emperor's departure, Cambacérès requested leave to go to Montpellier and then Bordeaux. During Napoleon's previous absences, the Archichancelier had taken over interim guidance of the imperial government. With Cambacérès absent, from 17 November 1807, the task of the everyday running of government fell to Lebrun. ## Napoleon at the head of the government From the Consulate, Napoleon created a governmental and administrative pyramid of which he was the apex. When he was in Paris, the councils of ministers were held on Wednesdays in the Tuileries. These were not places for debate or decision-making, and the master reserved the right to change his mind at a later date without reconvening the ministers. It was simply a question of listening to each minister present his case, sometimes being allowed to give an opinion, before the Head of State would give his opinion. Napoleon preferred 'conseils d'administration' (meetings with one or more ministers and the principal members of their staff) during which the focus was more on the substance of each subject. The decisions were then notified to the ministers by letters. It was up to them to pass on imperial decisions to their subordinates. Napoleon generally respected the hierarchy he had imposed, and as in the army, where he favoured unity of command, the minister was a sort of Major General in his area of competence. ## Delegation of power When on campaign, as in 1806-1807, when Napoleon managed the Empire for 10 months from Berlin, Warsaw and Finkenstein, an 'ordre de service' regulated the functioning of the government machine. Day-to-day operations were delegated to a high dignitary. In November-December 1805, that dignitary was Joseph, in November 1807, it was Lebrun, but most often it was Cambacérès who oversaw the operation of the governmental apparatus in the absence of the head of State. The 'ordre de service' given before the departure of the sovereign established the framework for governmental power in the interim period. It allowed the minister to: <html lang="en"> <body> <ul> <li>Convene and preside over the Senate.</li> <li>Preside over the Council of State.</li> <li>Preside over the Council of Ministers in matters of detail; disputes had to be referred to Napoleon.</li> <li>Preside in an emergency over a 'Conseil des grâces' appointed in advance by Napoleon; in the event of a dispute, the council had to inform Napoleon so that he could decide.</li> <li>Convene a restricted council of ministers in the event of extraordinary police or military events, in order to be able to take urgent measures that would go beyond the ministerial framework.</li> </ul> </body> </html> Minutes were to be kept of all decisions taken. An auditor from the Council of State and a dispatch rider would be sent by the high dignitary whose job it was periodically to inform Napoleon of government sessions and important events. But the delegation of power was far from total. In fact, Napoleon retained a large part of his attributions and all decrees, even the most insignificant, had to be stamped and initialled by the Emperor. Through his letters, orders and instructions, Napoleon also controlled at a distance the use made by the ministers of their powers. The 'ordres de service' demanded that each minister correspond directly with the Emperor as often as necessary, the Minister of the Navy had to send reports at least once a week, while the Minister of the Police was obliged to send reports every day. Fouché and then Savary sent the Bulletin de Police, which Napoleon read extremely carefully, generating thereby abundant correspondence with his ministers of the Police. Text by François Houdecek, november 2020
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