CG5-10910.md

identifiantCG5-10910.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/09/30 00:00
titreNapoléon au général de Watteville, général en chef des troupes de la Confédération Helvètique
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10910. - </b>Au général de Watteville, général en chef des troupes de la Confédération Helvètique</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Strasbourg, 8 vendémiaire an XIV [30 septembre 1805]<sup>[^1]</sup></h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur de Watteville<sup>[^2]</sup>, j’ai reçu la lettre que vous avez bien voulu m’écrire. Puisque la Confédération n’a pas jugé à propos de nommer la personne qui m’aurait offert le plus de garantie contre les intrigues que l’Angleterre va fomenter en Suisse, je suis aise du moins que ce soit un magistrat de Berne assez éclairé pour connaître toutes les conséquences de ses démarches et toute l’urgence des circonstances. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Dans la relation que j’ai eue avec vous, j’ai conçu de l’estime pour votre caractère et pour vos talents. Vous pouvez faire le bien de votre Patrie ; mais dans votre position, il n’y a pas de petites fautes. J’ai besoin de couvrir mes frontières de Franche-Comté : et si les officiers et l’état-major de l’armée fédérale sont des hommes ennemis de la France et connus pour avoir fait la guerre contre mes armées, vous sentez que je me trouverai obligé de former une nouvelle armée en Franche Comté, et dès lors la neutralité de la Suisse me serait onéreuse et dangereuse pour la France. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai fait connaître à MM. d’Affry<sup>[^3]</sup> et Glutz<sup>[^4]</sup> tout ce que je pense de la conduite du gouvernement suisse. Je suivrai l’acte de médiation ; suivez-le. Si j’ai évacué la Suisse, c’est par ma simple bonne volonté ; faites que je n’aie point à me repentir de ce que j’ai fait pour les Patriciens suisses. Ayez une armée qui inspire de la confiance aux Suisses et à leurs vrais amis, au nombre desquels je crois avoir le droit de tenir le premier rang. <sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3><p><br/> </p> [^1]: <span></span> La <i>Correspondance </i>n° 9282 qui publie cette lettre d’après la minute (Archives nationales, AF IV 867, vendémiaire an XIV, n° 34) la date du 29 septembre. [^2]:  Niklaus Rudolf von Wattenwyl (en français Watteville), avait été Landammann de Suisse pour 1804. [^3]: Landammann pour l’année 1803. [^4]: Landammann pour l’année en cours. [^5]: Expédition, Archives de l’État de Berne, N. von Wattenwyl 5.</body>