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DM_34-4528| identifiant | DM_34-4528 |
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| est validé | oui |
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| titre | Projet de fronton pour le corps législtif |
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| cote | Bibliothèque Thiers, fonds Masson, DM 34-4528 |
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| date | c. 1806 |
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| détails techniques | Pierre noire sur papier
11 x 26,7 cm |
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| contexte (markdown | La façade originelle de l'Assemblée nationale à Paris, anciennement Palais Bourbon élevé en 1722, a été une première fois totalement remaniée en 1795. C'est l'architecte Bernard Poyet (1742-1824) qui est l'auteur de la nouvelle façade du bâtiment, devenu palais du Corps législatif à la demande de l'Empereur. Le projet de l'architecte, soumis au conseil d'administration du Corps législatif, est accepté le 11 juin 1806. Il est prévu que la façade, dans un souci de symétrie chère aux hommes du début du XIXe siècle, soit perpendiculaire à l'axe du pont de la Concorde. Elle se compose d'un péristyle sur podium de douze colonnes corinthiennes, accessible par une volée d'une trentaine de marches, dont la hauteur permettait de compenser le bombement du pont. Si cette colonnade dote l'ancien palais d'une façade plus moderne, évocatrice des temples antiques dont s'inspiraient alors les architectes, sa composition permet également de gagner en régularité. Ce nouveau portique donne l'illusion que l'ancien palais se trouve dans l'axe du pont qui le relie à la place de la Concorde, à défaut de l'être avec l'édifice auquel il sert d'entrée. Le fronton, censé couronner le péristyle et s'inscrire dans une perspective linéaire, doit pouvoir s'observer de loin et évoquer l'usage de l'édifice qu'il décore. Commandité en 1806, au lendemain de la célèbre campagne d'Austerlitz, le programme prévoit naturellement une représentation de cette victoire, tel que l'on peut l'observer sur le fronton d'origine. Poyet avait également envisagé de compléter le programme décoratif par une série de statues de législateurs disposées autour de cette façade, tandis que des effigies de plusieurs généraux napoléoniens auraient orné le pont. Une aquarelle d'Auguste Hibon, conservée au musée Carnavalet, représente la façade et ce projet de décoration non abouti, D 6040. |
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| analyse et description (markdown) | Dédicacé à "Napoléon le grand", ce dessin est non signé et non daté. Il s'agit d'un projet de décor historié pour un fronton, certainement celui de la façade principale du Palais du Corps législatif. L'Empereur à cheval, couronné de lauriers, se situe au centre de la composition dans une posture glorieuse qui n'est pas sans évoquer celle des représentations de la victoire de Napoléon au pont d'Arcole. Ce dernier s'apprête à donner aux membres du corps législatif les drapeaux pris à Austerlitz, que lui tendent les soldats rassemblés derrière lui, symbolisant la Grande Armée. Le motif du fronton, finalement érigé selon un dessin fourni par Fragonard fils, a quant à lui été sculpté par Antoine Chaudet (1763-1810), auquel cette esquisse pourrait donc être attribuée. Le fronton d'origine est connu par plusieurs gravures représentant le monument peu après son inauguration. Nonobstant la relative véracité des détails fournis par les dessins de ceux qui se sont attachés à immortaliser la ville, il est fortement probable que cette esquisse fasse état d'un avant-projet de Chaudet ou de Fragonard fils. Dès 1815, le fronton a été transformé par les Bourbon dans l'objectif de faire disparaître l'effigie de ce représentant du régime précédent. |
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| fait partie de | architecture |
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