DM_34-3083

identifiantDM_34-3083
est validéoui
titreTempietto dans un parc
coteBibliothèque Thiers, fonds Masson, DM 34-3083
datec. 1810
détails techniquesPlume, encre noire et lavis gris 20,6 x 20 cm
contexte (markdownVers 1800, une tendance s’accélère dans tout le monde occidental, celle d’édifier des répliques de temples antiques, soit de manière quasi archéologique. Dès la Renaissance, le tempietto ou petit temple, circulaire ou rectangulaire, sert d’édifice religieux (tempietto de Bramante) ou vient agrémenter les jardins, de Pavlovsk, en Russie, à Kew, au Royaume-Uni, en passant par Paris (Parc Monceau ; jardins de l’hôtel Beaumarchais près de la Bastille). De la Révolution à la Restauration, des fêtes et célébrations nationales offrent l’occasion d’édifier dans Paris de telles architectures temporaires et de format bien souvent monumental. Elles prennent le temple romain pour référence, avec son podium, et comportent une colonnade sur le pourtour de l’espace central ou seulement en façade. Sous l’Empire, le monument à la gloire de la Grande Armée devenue l’église de la Madeleine et le palais de la Bourse dans sa forme première établie par Brongniart illustrent comment ces modèles deviennent des programmes destinés à mettre au goût du jour tout un espace urbain.
analyse et description (markdown)Ce dessin établi d’une façon naïve représente un petit temple romain dans un parc. Il s’agit peut-être du témoignage d’un lieu et d’une création réelle. Les affiches accolées sur le piédestal semblent indiquer que nous sommes en France (« Avis », « Ventes (?) »), et le militaire qui garde l’édifice ressemble à un soldat de la Garde Impériale. La végétation à l’arrière-plan, les activités ludiques (avec des musiciens jouant sur une estrade sous une allée, à l’arrière du temple) évoquent un parc ouvert au public en dehors de Paris, comme celui du palais impérial de Saint-Cloud. D’après les figures qui le couronnent et le décor de son fronton, il semble que le temple soit consacré à Mars victorieux et à l’Amour, mais il pourrait s’agir aussi d’une salle de spectacle. En outre, il possède une colonnade continue, d’ordre toscan, semble-t-il. Il n’est pas sans évoquer deux petits temples de l’Empire et de la Restauration conservés aujourd’hui encore, bien que ces derniers ne comportent de colonnade qu’en façade : le Temple de l’Amour de l’ancien parc de La Malmaison (privé) et le Temple de l’Amitié caché entre les rues Jacob et Visconti dans le 6e arrondissement de Paris (privé également).
fait partie dearchitecture