DM_418_D

identifiantDM_418_D
est validéoui
titrePlans de l’École royale des Beaux-Arts
coteBibliothèque Thiers, fonds Masson, DM 418 D
datec.1810-1832
détails techniquesBurin d'après le dessin DM 418 41,9 x 32,2 cm
contexte (markdownDès leurs créations, les académies royales de peinture, sculpture et gravure œuvrèrent dans des locaux provisoires. Ils étaient en partie inadaptés à leurs besoins, que ce soit au palais du Louvre, puis dans l’ancien collège des Quatre-Nations, quand la formation artistique a été intégrée à l’Institut sous Napoléon. Le Louvre offrait cependant comme avantage d’être considéré comme le quartier des arts dès Louis XIV (après que le roi délaissa les lieux et les Tuileries pour Versailles), sa colonnade servant même de manifeste au classicisme français et la Grande Galerie abritant les Salons où les artistes (uniquement les académiciens sous l’Ancien Régime) exposaient. Sous l’Empire, la nécessité qui se manifestait depuis longtemps de créer un édifice propre à la formation artistique prit une tournure problématique. Le programme devait inclure des espaces pour donner des cours (dont des amphithéâtres) et des loges pour les concours dans chaque domaine, des salles de réunion pour les sculpteurs et peintres d’une part, les architectes d’autre part, ainsi qu’un grand hémicycle pouvant servir à des assemblées générales et aux remises des prix, sans oublier des salles pour abriter les collections, maquettes et moulages (et même un atelier pour la confection de ces derniers) ainsi qu’une bibliothèque. Après la création d’une nouvelle École royale des Beaux-Arts en 1816 et l’affectation à cette nouvelle institution en 1819 des anciens locaux du musée des Monuments français dans l’ancien couvent des Petits-Augustins, Debret fut donc chargé d’élaborer un palais des études dont il fit graver la façade principale orientée vers l’Est et le plan au sol. L’objectif était peut-être de le publier dans un périodique, mais le projet s’arrêta à sa gravure au trait par Normand, sans doute parce que le chantier lui fut retiré. Sous la Monarchie de Juillet, Thiers, ministre en charge, préféra le remettre à Duban, le gendre de Debret, qui acheva le palais tel qu’il nous est parvenu.
analyse et description (markdown)L’élévation souligne que « l’architecte utilisait un vocabulaire d’un classicisme sobre s’inspirant à la fois de l’Antiquité et de la Renaissance italienne du XVIe siècle, sans se préoccuper d’adapter les constructions aux exigences spécifiques d’une école de ce genre » selon David Van Zanten. Néanmoins, Laure Chabanne a récemment souligné qu’au fil du temps, les exigences des académies devinrent si compliquées que Debret ne pouvait y répondre, d’autant plus qu’il était aussi souvent à court de fonds. Il devait de plus créer un bâtiment au sud avec façade plein nord pour les ateliers de moulage et les loges des sculpteurs à l’étage. Elle relève ainsi que, « malgré le règlement [de l’École] de 1819 confirmant la création d’un seul établissement », Debret écrivit l’année même qu’il construisait un palais qui « se divise en deux sections […] de manière que les élèves puissent se rendre sans confusion, dans chacune des salles destinées à l’enseignement. […] [O]utre l’entrée principale spécialement destinée au public dans les jours d’exposition ou de distribution de Médailles, on devait observer des entrées particulières pour les élèves des deux sections ». Dès lors, « le plan retenu par Debret et pleinement approuvé par l’assemblée des professeurs consista en un quadrilatère divisé en deux parties symétriques par une galerie basse, ce qui formait deux petites cours intérieures […]. La section d’architecture devait en occuper la moitié […] sud […] et celle de peinture et sculpture la moitié […] nord, pour une bonne exposition des salles de dessin […]. Chacune aurait ses espaces d’enseignement au rez-de-chaussée […] [dont des] galeries pour les collections […]. On y accéderait par un grand vestibule d’entrée qui distribuait également, sur l’axe central, la galerie basse et un amphithéâtre destiné à la cérémonie des récompenses » (L. Chabanne).
fait partie dearchitecture