DM_412_A

identifiantDM_412_A
est validéoui
titreProjet de temple pour la Grande Armée
coteBibliothèque Thiers, fonds Masson, DM 412 A
date1806-1807
détails techniquesPierre noire, plume, encre noire et lavis d'encre noire 20,6 x 21,5 cm
contexte (markdownEn décembre 1806, Napoléon décide de transformer l’église de la Madeleine, dont le chantier est suspendu depuis la fin de l’Ancien Régime, en « Temple de la Grand Armée » pour célébrer l’anniversaire de la victoire d’Austerlitz. Un grand concours est décrété à cette occasion, auquel se présentent pas moins de cent candidats, dont Antoine-Laurent-Thomas Vaudoyer, Jacques-Pierre Gisors, ou encore Pierre-Alexandre Vignon qui remporte l’épreuve. Le jury est composé des artistes les plus en vue de l’Empire, Jean-François Heurtier, Jean-François Chalgrin, Jacques Gondouin, Jean-Arnaud Raymond, ou encore Antoine-Marie Peyre. Ce n’est pas la première fois que le changement d’affectation de la Madeleine, initialement conçue par Contant d’Ivry et Couture, est envisagé depuis l’arrêt de ses travaux. Ainsi en 1791, les architectes Jacques-Guillaume Legrand et Jacques Molinos ont déjà proposé de la transformer en palais national pour accueillir l’assemblée du peuple.
analyse et description (markdown)Malgré le grand nombre de participants au concours pour transformer la Madeleine en Temple de la Grande Armée, peu de propositions sont connues à l’heure actuelle. Ce projet anonyme, dont on conserve l’élévation principale et la coupe, en fait certainement partie, au regard de son inscription sans équivoque « L’Empereur Napoléon aux soldats de la Grande Armée ». Cette proposition, qui conserve l’idée du portique corinthien accueillant la dédicace de l’édifice sur le fronton, s’inspire notamment des modèles de l’architecture thermale antique, mais aussi du Panthéon de Rome, particulièrement mis en avant par la sphère académique à la fin du XVIIIe siècle. La demi-coupole prévue à l’intérieur semble quant à elle attester d’une inspiration directe du projet présentant des dispositions proches de Jacques-Guillaume Legrand et de Jacques Molinos de 1791, publié en 1792 dans le Discours de Kersaint, pour transformer l’église de la Madeleine en Palais national. Cette hypothèse est renforcée par la présence de gradins au-dessus de la colonnade en hémicycle au cœur du bâtiment. Un important programme sculpté complète l’ensemble afin d’illustrer et de célébrer les gloires militaires du régime.
fait partie dearchitecture