DM_326

identifiantDM_326
est validéoui
titreDessin préparatoire pour le décor de la salle de bal construite lors de la fête donnée pour le mariage de Napoléon avec Marie-Louise par la Garde impériale à l'École militaire le 24 juin 1810
coteBibliothèque Thiers, fonds Masson, DM 326
date1810
détails techniquesAquarelle, plume, encre noire, rehauts de gouache sur papier vergé 49,2 x 31,5 cm
contexte (markdownComme pour les mariages royaux sous l’Ancien Régime, celui de Napoléon avec Marie-Louise est l’occasion d’une suite de festivités parisiennes en partie publiques, qui se déroulent sur plusieurs jours et qui impliquent l’ensemble des corps constitués de la capitale. Une grande fête est donnée par la municipalité à l’Hôtel de Ville le 10 juin 1810, avec feu d’artifice devant l’édifice, concerts et bal. Le dimanche 24, c'est au tour de la Garde Impériale d’offrir à l’École militaire des festivités avec bal suivi d’un festin. Moins connues que celles données par la Ville, ces célébrations marquent les esprits. Selon un auteur anonyme « la beauté du temps égale à celle du site, l’accord parfait des dispositions nouvelles avec les localités existantes, l’immensité des spectateurs, la grandeur de l’ensemble, le goût et la variété des détails, lui ont imprimé un caractère particulier qui a frappé tous les esprits comme tous les yeux, mais qu’il est difficile de dépeindre, lors même qu’on en a le plus fidèlement retenu l’image. Depuis plusieurs mois, le public en suivait avec intérêt les préparatifs immenses, qui embrassaient tout le palais, l’agrandissaient sur ses ailes de deux belles constructions, et s’étendaient sur tout le Champ-de-Mars. Tel a été, en effet, le théâtre de cette fête, à la fois publique et particulière, où Paris tout entier a assisté, soit au Champ-de-Mars [autour de courses de chevaux et d’exercices d’équitation de Franconi] où sa population innombrable s’était portée, soit dans l’intérieur du palais, où huit mille de ses principaux habitants ont été admis ».
analyse et description (markdown)Ce dessin oeuvre probable de Jacques Cellerier (1742-1814) a été identifié comme une étude préparatoire au décor de la salle de bal de forme rectangulaire, mais « terminée à ses extrémités par deux parties circulaires », selon l’architecte Goulet. D’après un autre auteur anonyme, elle « figurait une tente d’une décoration riche […] et d’une immense proportion. Le plafond, divisé par compartiments [sic] égaux, offrait dans son centre la représentation des signes du zodiaque, et la frise une suite de tableaux présentant l’image du triomphe. L’un d’eux caractérisait […] le mariage de LL. MM. » La description de Goulet précise tous les détails de ce dessin préparatoire de ce décor certainement de la main de l’architecte Cellerier qui en était chargé : « au-dessous du plafond régnait […] une haute frise enrichie de têtes d’aigles, d’ornements [sic] et de rosaces, et des lettres initiales de Napoléon et de [Marie]-Louise. Cette frise était terminée par une large pente, découpée en festons, ornés de broderies, de cordons et de glands d’or. Les trente-six mâts […] étaient entourés par des branches de myrte et de laurier ; ils portaient chacun un écusson aux armes des deux empires, et étaient terminés à leurs extrémités supérieures par un casque en acier poli, surmonté d’un panache blanc. Tous les intervalles étaient remplis dans le haut par de grandes draperies de mousseline blanche, parsemées d’abeilles d’or. […] [C]et ensemble [était] parfaitement bien composé, et dessiné avec beaucoup d’art […]; les draperies de mousseline blanche se détachaient sur un fond bleu qui tapissait les galeries de derrière. […] Plus de deux cents lustres de cristal de la plus belle forme […] faisaient paraître dans tout leur éclat les décorations […] ». Enfin, selon l’ouvrage anonyme, « la décoration du trône était surtout de la plus grande magnificence. Sept rangs de gradins [pour les dames comportaient à l’arrière] […] une très vaste galerie [destinée aux] hommes ».
fait partie dearchitecture