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DM_255_A| identifiant | DM_255_A |
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| est validé | oui |
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| titre | Projet idéal d’aménagement urbain centré autour d’une porte monumentale inspirée de l’Egypte antique (plan et élévation de la porte) |
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| cote | Bibliothèque Thiers, fonds Masson, DM 255 A |
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| date | c. 1830-1840 |
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| détails techniques | Pierre noire, plume, encre noire, aquarelle, rehauts de gouache
47,3 x 31 cm |
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| contexte (markdown | Ce que l’on nomme égyptomanie ou mouvement d’imitation de l’Égypte antique qui touche tous les arts est un phénomène qui possède une histoire longue mais qui a été vivifié par l’Expédition d’Égypte. Autour de 1800, de la Russie aux États-Unis, des édifices sont érigés qui imitent plus ou moins fidèlement les constructions antiques des bords du Nil, essentiellement les temples. Ils participent d’une vision de plus en plus éclectique de l’usage des formes architecturales. |
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| analyse et description (markdown) | Cette élévation et ce plan au sol aquarellé d’un projet anonyme de porte monumentale ou arc de triomphe pour une ville, dans le goût de l’Égypte antique, sont liés à un autre dessin, autrefois accolé à ce dernier. Cela permet de situer le projet à l’entrée d’une esplanade et au droit d’un pont (dessin coté 255-B). Il est constitué d’une arche unique flanquée au-devant et à l’arrière de quatre colonnes monumentales. Sur son architrave, du côté opposé à la ville, une inscription indique qu’il rend hommage à la « conquête de l’Égypte ». Il pourrait donc s’agir d’un projet de porte urbaine. Au sommet, quatre statues de villes égyptiennes (selon le plan coté 255-B) en flanquent une plus grande, rehaussée par un piédestal. Comme les deux statues latérales sur le dessin portent les noms de Thèbes et de Memphis, il pourrait s’agir d’une série de représentations allégoriques de villes égyptiennes (antiques, mais peut-être aussi modernes comme Le Caire) entourant au centre une possible personnification de l’Égypte. Selon l’autre dessin (côté 255-B), les deux sphinx situés au premier plan appartiendraient à un groupe de quatre placés dans l’axe de l’arc, comme pour lui servir de pendant à l’autre bout d’une esplanade.Le dessinateur n’apparaît pas totalement maîtriser les formes qu’il emploie alors que sa source d’inspiration est clairement identifiable. À l’époque de sa création, durant la Monarchie de Juillet (voir la notice de l’autre dessin coté 255-B), il pouvait s’appuyer sur des ouvrages scientifiques comme la Description de l’Égypte publiée par l’Institut à partir de 1809, le résultat scientifique de l’Expédition. Il a préféré utiliser un ouvrage de 1799, Voyage pittoresque de la Syrie […] et de la Basse-Égypte, par l’orientaliste Louis-François Cassas, qui y esquisse une vision très libre et personnelle des formes architecturales égyptiennes (dont le type de colonne que nous retrouvons ici) qu’il avait pourtant pu admirer lors de son séjour vers 1785. |
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| fait partie de | architecture |
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