DM_239_B

identifiantDM_239_B
est validéoui
titreProjet pour une église (Notre-Dame de Lorette ?)
coteBibliothèque Thiers, fonds Masson, DM 239 B
datec. 1822
détails techniquesPierre noire, aquarelle, plume et encre noire 29,5 X 43,1 cm
contexte (markdownCet ensemble de cinq dessins anonyme (plan, coupes et élévations) a parfois été attribué au projet de l'architecte Alexandre Théodore Brongniart pour l'église Saint-Louis d'Antin à Paris. Il est cependant plus probable qu'il corresponde à un autre projet d'église plus tardif, peut-être l'un de ceux de Notre-Dame de Lorette, dans l'actuel IX<sup>e</sup> arrondissement de Paris. Sous la Révolution française, le patrimoine religieux subit de nombreuses pertes suite à la mise en place de la politique des biens nationaux. La première phase de nationalisation des biens appartenant à l'Église, par déclaration de la constituante le 2 novembre 1789, suivie du décret du mai 1790 précise notamment les modalités de vente de ces biens. Plusieurs églises et couvents sont ainsi vendus à des particuliers ou bien démolis sur ordre du gouvernement, dans l'objectif de moderniser la capitale en perçant des rues et en aménageant de nouveaux espaces. Avec le décret du 7 mai 1802, Bonaparte fait en sorte que les circonscriptions paroissiales soient redéfinies, afin que trente-neuf paroisses correspondent aux douze arrondissements parisiens. L'ancienne chapelle Notre-Dame de Lorette ayant été supprimée en 1796, c'est la chapelle Saint-Jean-Porte-Latine qui accueille provisoirement la nouvelle paroisse. Ce n'est qu'en 1822 qu'un concours est lancé pour la construction d'une nouvelle église, finalement confiée à l'architecture Louis Hippolye Lebas (1782-1867) dont le projet de plusieurs fois reformulé est bien connu. Cette série de dessins pourrait appartenir à l'un des neufs concurrents du concours, la plupart prix de Rome : Ménage, Nepveu, Provost, Châtillon, Gauthier, Guénepin, Leclère et enfin Étienne Hippolyte Godde (1781-1869). Ce dernier, architecte de la ville de Paris, est l' auteur de nombreuses églises construites sous la Restauration, telles Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, Saint-Denis-du-Saint-Sacrement, dont la composition générale semble du même registre. Trois dessins anonymes conservés au musée Carnavalet présentent également un projet d'église avec portique à quatre colonnes et plans basilical, et pourraient être liés au concours de 1822 (Projet d'une église à construire à Chaussée d'Antin; église Notre-Dame de Lorette; élévation principale, D. 13031 à D. 13033).
analyse et description (markdown)L'élévation de la façade principale de ce projet d'église se compose d'un portique de quatre colonnes d'ordre composite, couronné d'un fronton triangulaire, encadré d'un mur aveugle percé de niches prévues pour accueillir des statues. L'absence d'ouvertures en façade est palliée par l'éclairage zénithal. Dans le cas où ce projet serait bien l'un de ceux pour Notre-Dame-de-Lorette, cette façade aurait dû se situer dans l'axe de l'actuelle rue de Lafitte, et donc être vue de loin à travers une perspective plutôt étroite. Raison peut-être pour laquelle l'architecte, qui semble avoir esquissé dans un premier temps deux tours symétriques, a rectifié son projet au profit d'un édicule-clocher central, très proche de celui réalisé par Lebas.
fait partie dearchitecture