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DM_235| identifiant | DM_235 |
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| est validé | oui |
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| titre | Projet pour un arc de triomphe aux armées républicaines |
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| cote | Bibliothèque Thiers, fonds Masson, DM 235 |
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| date | c. 1802 |
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| détails techniques | Plume, encre noire et lavis d'encre noire
44,8 x 56,5 cm |
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| contexte (markdown | Les concours de l’An II (1793-1794) contribuent dès la Révolution à renouveler la signification et les formes de l’arc de triomphe, typologie architecturale jusqu’alors rattachée à la sphère du pouvoir monarchique. Plusieurs dizaines de projets d’arc de triomphe ont ainsi été présentés aux jurys révolutionnaires, pour célébrer désormais les victoires de la République (voir aussi DM 253). À l’avènement de l’Empire ce type de monument connaît une nouvelle fortune, à travers la célébration du nouveau régime créé par Napoléon en 1804. Alors que la plupart des gouvernements républicains mis en place pendant la Révolution ne sont parvenus à ériger que des arcs de triomphe éphémères, l’Empire concrétise de nombreux monuments de ce genre, entreprenant la construction de ceux-ci à travers toute l’Europe napoléonienne. |
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| analyse et description (markdown) | Une annotation précise que ce projet d’arc de triomphe a permis à « C. Normand » de remporter un prix d’émulation au salon de 1802. Il s’agit certainement de l’architecte Charles Pierre-Joseph Normand, collaborateur des entreprises éditoriales de Percier et Fontaine. Néanmoins, le seul Normand architecte ayant remporté un prix d’émulation en 1802, l’a obtenu grâce à un « Monument destiné à l’Institut national », un programme donc différent de ce projet. Il faut peut-être en déduire que l’auteur de ce projet reste inconnu. En revanche, la date de 1802 correspond bel et bien à un concours organisé par le Consulat pour des arcs de triomphe. Rappelant la rhétorique architecturale mise en place à la faveur des concours de l’an II, ce projet est quoi qu’il en soit probablement conçu après 1796, puisque l’Italie apparaît parmi les territoires conquis dont les noms et les emblèmes ont été sculptés sur l’intrados de l’arc. Il s’agit d’une combinaison intéressante entre deux types architecturaux : l’arc de triomphe, et le temple républicain. Ainsi, l’arc repose sur deux temples corinthiens surélevés par des podiums, dédiés respectivement l’un à la victoire militaire, l’autre à la paix, l’une dépendant directement de l’autre dans la logique politique du régime révolutionnaire, puis impérial. Le monument est orné de nombreuses allégories sculptées, parmi lesquelles abondent les victoires ailées portant des couronnes de laurier ou sonnant les trompettes du triomphe. La thématique militaire domine le décor des bas-reliefs du monument, orné de boucliers, d’épées, de trophées et d’étendards. Les noms et les emblèmes des territoires conquis sont inscrits sur les voussoirs de l’arc, dont la clé est dominée par une allégorie de la République Française.
Annoté en bas à droite : « Prix d’encouragement obtenu par C. Normand au Salon de 1802 / 2200 F ». |
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| fait partie de | architecture |
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