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CG6-13850.md| identifiant | CG6-13850.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/12/14 00:00 |
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| titre | Napoléon à Talleyrand, ministre des Relations extérieures |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13850. - </b>À Talleyrand, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Posen, 14 décembre 1806</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">
Monsieur le prince de Bénévent, présentez-moi une note dans le
genre de celle ci-jointe, mais plus douce et plus modérée. Elle
sera remise par mon ministre en Suisse<sup>[^1]</sup>
au Landammann<sup>[^2]</sup>
et aux seize cantons en même temps. Du reste, vous écrirez à mon
ministre que, s’ils ne veulent point servir, ils n’ont qu’à
s’aller promener ; je ne manque ni d’hommes ni de soldats.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps; line-height: 100%">
<br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps; line-height: 100%">
Annexe</p><p>Le
soussigné, ministre de Sa Majesté en Suisse, à l’ordre exprès
de faire la déclaration suivante :</p><p>« Sa
Majesté, depuis treize mois, a nommé les officiers des quatre
premiers régiments suisses, et elle s’est flattée que les
Suisses, héritiers des sentiments de leurs pères, viendraient avec
plaisir se ranger sous ses drapeaux. Cependant le Landammann n’a
pris aucune disposition, et, constant dans les sentiments personnels
d’opposition à la France, il a fait tout ce qu’il a pu pour
contrarier. Il a si bien réussi qu’il n’est pas venu un homme.</p><p>L’Empereur
demande catégoriquement aux cantons si le Landammann, en s’opposant
à la réunion des régiments, a suivi les intentions des cantons. Si
cela est, le traité<sup>[^3]</sup>
doit être regardé comme nul et non avenu.
</p><p>Sa
Majesté aime les Suisses ; elle sait qu’ils aiment la France,
qu’ils sont bons soldats ; que les cinq sixièmes de la nation
désirent le service de France ; mais si l’effet de la
malveillance de quelques hommes doit l’emporter sur les traités,
Sa Majesté n’y sait que faire. Les Suisses veulent-ils ou non
servir en France ? Si au 16 mai prochain les 16 000 hommes
qui doivent être fournis ne le sont pas, elle regardera la
capitulation comme nulle ».[^4]</p>
[^1]: Le général Vial.
[^2]: Merian.
[^3]: La capitulation annexée au traité franco-suisse du 27 septembre 1803 permettait à la France de lever 16 000 hommes dans la Confédération.
[^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 871, décembre 1806, n° 155. </body> |
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