CG6-13777.md

identifiantCG6-13777.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/12/08 00:00
titreNapoléon au général Clarke, gouverneur général de Berlin et de la Prusse
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13777. - </b>Au général Clarke, gouverneur général de Berlin et de la Prusse</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Posen, 8 décembre 1806</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Monsieur le général Clarke, le général Guérin doit être arrivé à Berlin avec une colonne de 2 859 hommes<sup>[^1]</sup>. Passez ces hommes en revue et donnez des capotes et des souliers à ceux qui en auraient besoin.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Une colonne de 1 400 hommes, commandée par l’adjudant-commandant Klinger, arrivera du 10 au 14 à Berlin. Passez-la en revue pour le même objet et faites-la séjourner à Berlin, ainsi que celle du général Guérin.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Faites la même chose pour la colonne de 1 000 hommes commandée par le général Boyer, qui vient d’escorter des prisonniers et qui sera à Berlin du 15 au 20.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Le 13, la 1<sup>re</sup> compagnie de gendarmes d’ordonnance arrivera à Berlin. Passez-la en revue et gardez-la jusqu’à nouvel ordre. Vous me ferez connaître ce que vous en pensez.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Une colonne de 2 600 hommes et de 500 chevaux, commandée par le général Jordy, arrivera le 18 à Berlin. Passez-la en revue, faites-la séjourner et ne la faites partir que munie de tout ce qui lui sera nécessaire.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> S’il y a des hommes fatigués dans ces différentes colonnes, envoyez-les dans un hôpital de convalescents que vous établirez à Berlin, et laissez-les-y pendant une huitaine de jours. On sauve ainsi des hommes ; on épargne des maladies. Vous sentez toute l’importance de cela.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Je désire que vous me fassiez un rapport qui me fasse connaître la situation des détachements que vous avez vus.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> J’apprends de Spandau que des bateaux sont encore chargés d’effets d’habillement et d’équipement, et qu’on ne les décharge pas pour les mettre en magasin. Voyez à remédier promptement à cet abus ; transportez-vous vous-même à Spandau et parlez en maître.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Dites à M. Aldini de se rendre à Varsovie<sup>[^2]</sup>.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Renforts venus de France. [^2]: Secrétaire d’État italien, résidant à Paris. Il était arrivé à Berlin le 24 novembre. [^3]: Copie d’expédition, S.H.D., GR, 17 C 320 (en minute aux Archives nationales, AF IV 871, décembre 1806, n° 97).</body>