CG6-13747.md

identifiantCG6-13747.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/12/03 00:00
titreNapoléon au maréchal Murat
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13747. - </b>Au maréchal Murat</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Posen, 3 décembre 1806, 6 heures du soir</i></h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Mon frère, le général Dombrowski<sup>[^1]</sup> se rend à Varsovie afin de donner les indications nécessaires pour organiser les troupes.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Je n’ai point reçu aujourd’hui de vos nouvelles. J’imagine que vous avez fait appuyer sur Varsovie le maréchal Lannes et même le maréchal Augereau qui ne peut pas vivre où il est. D’ailleurs le voisinage de Varsovie est nécessaire à mes troupes pour qu’elles puissent se reposer et se refaire.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Ne placez aucune troupe à Lowicz parce que je donne ordre à la Garde de s’y rendre et qu’il serait possible que je fisse pousser jusque-là le corps du maréchal Soult et des divisions de dragons. La saison est mauvaise ; il faut se procurer des abris. Maintenez une sévère discipline à Varsovie. Le maréchal Augereau laissera sa cavalerie le long de la Vistule entre Thorn et lui. Le maréchal Ney doit être demain vis-à-vis Thorn.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Vous aurez sans doute pensé à organiser la place de Varsovie. On doit faire venir des vivres du côté de Petrikau. J’imagine que les Autrichiens ont ouvert la Galicie.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Glogau s’est rendu. J’ai ordonné qu’on fît filer de cette place sur Varsovie 4 000 fusils pour armer les Polonais, 4 000 autres sont ici à leur disposition ; mais dites-leur qu’il faut qu’ils envoient des commissaires, avec des moyens de transport, pour les emporter. Les armes ne leur manqueront pas.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> La place de Nienburg s’est également rendue. Je fais bombarder Breslau et tout me fait croire que cette place sera à nous avant peu de jours.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Je trouve que vous m’écrivez un peu rarement. Tâchez de passer la Vistule soit à Praga soit au confluent de la Narew. Je ne doute pas que le maréchal Ney ne la passe bientôt.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Votre bon frère,<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: Revenu d’Italie pour organiser une division polonaise. [^2]: <span></span> Expédition, Archives nationales, fonds Murat, 31 AP 24, d. 460, p. 28. Note sur la minute (Archives nationales, AF IV 871, décembre 1806, n° 54) : « Portée par le général Dombrowski ». La lettre publiée dans la <i>Correspondance</i> (n° 11370, d’après les Archives de l’Empire) comporte de très nombreuses variantes de forme.</body>
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