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CG6-13682.md| identifiant | CG6-13682.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/11/30 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Junot, gouverneur militaire de Paris |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13682. - </b>Au général Junot, gouverneur militaire de Paris</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Posen, 30 novembre 1806</h2><p>Le
ministre de la Guerre<sup>[^1]</sup>
donne ordre au régiment de fusiliers de ma Garde de partir le 12
décembre de Paris, en poste, pour être rendu à Mayence le 19 ou le
20. Mon intention est que ce régiment soit fort de deux bataillons
de quatre compagnies chacun, chaque compagnie de 180 hommes, les deux
bataillons formant un total de 1 500 hommes. Vous les passerez en
revue à leur départ et vous vous assurerez qu’ils ont quatre
paires de souliers, une aux pieds et trois dans le sac, et leurs
capotes.</p><p>Passez
la revue du régiment de dragons de ma Garde. Vous en avez fait
partir 200 hommes, leurs chevaux les attendent à Berlin ;
mais il sera nécessaire qu’ils aient apporté leurs selles. Ce
régiment a encore 140 hommes disponibles : faites-les partir ;
ils prendront à Nancy les chevaux qui doivent leur être fournis, en
apportant leurs selles de Paris. Par ce moyen, je me trouverai avoir,
en janvier, un régiment de dragons de trois escadrons. S’il y en
avait d’autres disponibles, il faudrait les faire partir. Il serait
très avantageux d’avoir un quatrième escadron. On peut faire
partir en poste les 140 dragons pour Nancy, si cela est nécessaire,
c’est-à-dire si les chevaux sont livrés à Nancy avant que ce
détachement puisse y arriver</p><p> Je
vous recommande bien de visiter vos cinq escadrons de dragons ;
je vois qu’ils commencent à avoir des chevaux ; et de les
faire manœuvrer fréquemment devant vous, à pied et à cheval. Vous
avez là un millier de chevaux prêts à se porter partout où les
circonstances le rendraient nécessaire.</p><p>Voyez
M. Lacuée<sup>[^2]</sup>
pour qu’il soit affecté sur la réserve de Paris, de la
conscription de 1807, le nombre d’hommes nécessaire pour compléter
le 1<sup>er</sup> et le 2<sup>e</sup> régiment de la garde de Paris.
Ils sont aujourd’hui bien faibles ; et, pour que je ne perde
rien à ce qui sera fourni à ces deux régiments sur la réserve de
1807, je désire que vous fassiez partir le 1<sup>er</sup> bataillon
de chacun des deux régiments, complété à 600 hommes, ce qui fera
1 200 hommes. Vous choisirez un des deux colonels pour les
commander, et les officiers les plus propres à faire la guerre. Vous
garderez à Paris les plus sûrs, et vous ferez partir les autres ;
ils seront bons pour l’armée. Cela affaiblira votre garde à pied
de 1 200 hommes ; mais, M. Lacuée vous donnant 1 200
conscrits de la réserve de Paris et des départements environnants,
vous réparerez dans un clin d’œil cette perte. Vous aurez le
temps de les exercer ; avant la belle saison vous aurez vos
1 600 hommes disponibles. Concertez cette mesure avec
M. l’archichancelier<sup>[^3]</sup>
et MM. Lacuée et Dejean<sup>[^4]</sup>.
Vous ferez partir les deux bataillons en poste, en même temps, pour
qu’ils arrivent à Berlin vers le 8 ou le 10 janvier. Ayez soin
qu’ils aient quatre paires de souliers, une dans les pieds et trois
autres dans le sac, et leurs capotes. Ce corps sera joint à la
réserve et servira avec la Garde.<sup>[^5]</sup></p>
[^1]: Berthier.
[^2]: Directeur de la conscription.
[^3]: Cambacérès.
[^4]: Ministre de l’administration de la guerre.
[^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 871, novembre 1806, n° 271.</body> |
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