CG6-13636.md

identifiantCG6-13636.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/11/24 00:00
titreNapoléon à Gaudin, ministre des Finances
texte en markdown<body><h1 lang="it-IT" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13636. - </b>À Gaudin, ministre des Finances</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="it-IT" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Berlin, 24 novembre 1806</h2><p>Je reçois le budget de 1806, que vous portez en recette à 700 millions. Mon intention est que l’enregistrement soit porté à 145 millions au lieu de 143, les douanes à 50 millions au lieu de 47 ; les sels et les tabacs au-delà des Alpes à 5 millions au lieu de 4. Je ne saurais adhérer à cette réduction.</p><p>Établissez 10 millions de ventes de domaines nationaux et de rentes ; ce qui sera la somme que je veux donner à la Caisse d’amortissement.</p><p>Les recettes diverses ne sont point assez portées à 3 millions, vu qu’il y a les impositions de Parme et Plaisance ; ainsi il faut les porter à 6 millions.</p><p>Ajoutez aussi 4 millions au sel et 4 aux droits réunis pour porter mon budget à 720 millions. Vous ferez sentir qu’un budget de 720 millions pour 1807 est le même qu’un budget de 700 millions pour 1806, attendu qu’il y avait, en 1806, 20 millions des routes non compris dans le budget, et que nous portons, pour 1807, ces routes tant en recettes qu’en dépenses, afin d’établir plus d’ordre.</p><p>La mesure de distinguer ainsi la France et la France ultramontaine<sup>[^1]</sup> est bonne pour moi et pour mon ministre du Trésor ; mais cela ne doit point paraître dans le public, puisque la politique est de confondre et non de séparer.</p><p>Vous trouverez ci-joint le décret qui fixe les crédits de chaque ministère. Les détails des budgets seront établis en conséquence de ces bases dans l’approuvé que je mettrai au bas de chacun.</p><p>Vous n’avez pas mis dans les budgets l’article important des fonds des exercices arriérés, qui doivent appartenir à l’exercice où s’en est fait le recouvrement. Ces fonds doivent monter à trois ou quatre millions.<sup>[^2]</sup></p> [^1]: Les « départements au-delà des Alpes » (Piémont) et la Ligurie. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 871, novembre 1806, n° 235.</body>