| identifiant | CG6-13622.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/11/22 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Dejean, ministre de l’Administration de la guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13622. - </b>Au général Dejean, ministre de l’Administration de la guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Berlin, 22 novembre 1806</h2><p>Monsieur
Dejean, vous verrez, par mon sénatus-consulte, que j’appelle
80 000 conscrits de 1807. Il faut les habiller. Ceux de
1806 ne le sont pas encore ; c’est ce qu’on m’écrit de
Mayence, de Strasbourg et de Paris. Il faut prendre des mesures
adaptées aux circonstances. Des vestes, des culottes sont de
première nécessité.</p><p>J’ai
prescrit, avant de partir de Paris, des dispositions pour fournir de
l’argent aux corps de cavalerie pour se remonter. Mon intention est
que cette disposition soit exécutée pour les corps qui ont passé
des marchés ; que rien ne soit contremandé, et qu’il soit
accordé en conséquence un nombre d’hommes suffisant aux régiments
de cavalerie ; les régiments de cavalerie ne sauraient être
trop nombreux. Présentez-moi, dans un rapport, les dispositions qui
ont été arrêtées, les fonds qui ont été remis à chaque
régiment ; les corps qui ont passé des marchés et l’époque
où les chevaux arriveront. Je vous ai demandé la plus grande partie
des hommes de cavalerie à pied qui étaient en France ; ils
seront remplacés par les conscrits de 1807. Ainsi il y aura toujours
de quoi monter les <i>chevaux</i><sup>[^1]</sup>
que l’on recevra. Les chevaux que j’aurai en Allemagne me
serviront à tenir ma cavalerie au complet et à monter les hommes
que j’ai à pied. Les ressources que j’ai préparées avant de
partir doivent servir à tirer des chevaux de France et à en
augmenter mes cadres.</p><p>Ainsi
donc, habillement pour les conscrits, chevaux pour les régiments de
cavalerie, et selles, en exécution des mesures que j’ai prises,
voilà ce qui doit occuper tous vos instants. Quand les cadres des
escadrons seraient de 200 chevaux, on n’a jamais trop de cavalerie
et les régiments ne sont jamais assez forts.</p><p>Songez
qu’avant le mois de mai les Anglais peuvent tenter des
débarquements en Bretagne, en Normandie ou à Boulogne, il faut donc
que les régiments que j’ai à Paris, à Boulogne et en Bretagne,
soient en état de les repousser. Vous jugerez de nos besoins par
l’exposé de ma politique que je fais au Sénat. Je recommande à
votre zèle de suivre sans interruption toutes ces dispositions.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="it-IT" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napolé</i></h3>
[^1]: Napoléon a corrigé : « hommes. »
[^2]: <span></span> Expédition d’après photographie [catalogue de vente], Galerie Arts et Autographes, Jean-Emmanuel Raux expert, <i>Napoléon et son
temps</i>, cat. n° 28, Paris, p. 75, n° 10508 (en minute, Archives nationales, AF IV 871, novembre 1806, n° 218). Cette lettre a été vendue une première fois à Rouen en 1993 (S.C.P. Wemaëre - de Beaupuis, Rouen, 24 avril 1993, p. 8, n° 28).</body> |
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