CG6-13621.md

identifiantCG6-13621.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/11/22 00:00
titreNapoléon à Cambacérès, archichancelier de l’Empire
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13621. - </b>À Cambacérès, archichancelier de l’Empire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Berlin, 22 novembre 1806</h2><p>Mon cousin, M. Maret vous envoie aujourd’hui un sénatus-consulte avec un projet de conseil privé. Vous verrez, par ce sénatus-consulte, que je demande 80 000 hommes de la conscription de 1807. Vous recevrez aussi des communications fort importantes dont vous ferez part au Sénat le 2 décembre<sup>[^1]</sup>. J’ai tout lieu d’espérer que cette mesure frappera au cœur de l’Angleterre. Il sera convenable, après que cela aura paru dans les journaux, que vous vous occupiez d’y faire mettre des articles qui fassent sentir la nécessité de garder nos conquêtes jusqu’à ce que l’Angleterre et la Russie rendent les leurs. </p><p>J’appelle 80 000 conscrits, parce qu’il n’y a que de l’avantage à se trouver prêt au commencement de l’année ; que d’ailleurs cet appel ne laisse pas de faire de l’effet sur nos ennemis<sup>[^2]</sup>. Le résultat de tout ceci doit être la tranquillité générale et une paix solide avec l’Angleterre. Parlez dans ce sens au Sénat et au Conseil d’État, afin que ces idées se propagent dans l’Empire.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: Il s’agit du décret de Berlin sur le blocus continental et du message au Sénat du 19 novembre. [^2]: Le projet de sénatus-consulte envoyé avec cette lettre comportait une erreur manifeste, puisqu’il appelait les conscrits nés en 1786, déjà levés en septembre 1806. Cambacérès prit sur lui, après avis du Conseil d’État, de remplacer « 1786 » par « 1787 ». [^3]: Expédition, collection privée.</body>