| identifiant | CG1-0338.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1795/09/07 00:00 |
| titre | Napoléon à Joseph Fesch |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 338. - </b>À Joseph Fesch</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 21 fructidor an III [7 septembre 1795]</h2><p style="text-align: right; margin-top: 0cm"><br/> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai reçu dans le temps la lettre de crédit que vous m’avez faite passer. Écrivez à Joseph que je lui écris tous les jours par Genève, et que je lui envoie les gazettes par Monaco. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> La place que vous avez dans les charrois est très honorable puisqu’elle est d’inspecteur avec 800 livres par mois et trois rations de pain, de viande et de fourrage. Je vous en envoie le brevet demain ou après[^1]. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> L’on est ici très tranquille. L’on a très tort de voir les choses au tragique. La république, puissante au-dehors, saura bien rétablir la police au-dedans. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> La famille et Louis se portent bien. Je suis très content de ce dernier. Il mérite toute mon amitié et est digne de mes soins. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Les assemblées primaires sont réunies, elles sont très tranquilles ; il y a cependant un peu de chaleur dans les têtes, mais ce ne sera rien. </p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’attends une occasion favorable pour pouvoir acheter les terres que désire Joseph. </p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i> Bp </i></h3> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> P.S. Rien de nouveau de la Vendée ni du Midi, si ce n’est que la Convention a fait des décrets très sévères pour les prêtres[^2] et les émigrés[^3].[^4]. </p> [^1]: Napoléon annonce à Joseph qu’il a trouvé cette place à Fesch <a href=" https://www.napoleonica.org/fr/collections/correspondance/CG1-0336.md?page=21&pageSize=20" target="_blank"> CG1-336</a> que ce dernier refusera <a href=" https://www.napoleonica.org/fr/collections/correspondance/CG1-0339.md?page=22&pageSize=20" target="_blank"> CG1-339</a> . [^2]: Allusion à la loi du 29 germinal an III [18 avril 1795] qui réaffirme la mise en arrestation des insermentés. [^3]: <span></span>Du 1<sup>er</sup>eu 21 fructidor date de cette lettre, cinq lois sur les émigrés sont promulguées allant de l’assignation à résidence (1<sup>er</sup>fructidor) à l’inscription sur la liste des émigrés des personnes ayant pris les armes contre la République lors du siège de Toulon (19 fructidor). [^4]: Expédition autographe [site internet de vente], https://www.autographes-des-siecles.com/, novembre 2020. Cette lettre avait été vendue précédemment en 1967 par M. Loliée,<i>Autographes littéraires, historiques, scientifiques</i>, Drouot 9-10 novembre 1967, p. 31, n° 182. Lors de la publication en 2004 du volume 1 de la <i>Correspondance générale</i> cette lettre n’avait connu qu’une publication partielle d’après Léonce de Brotonne (<i>Lettres inédites de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup>, Honoré Champion, 1898, p. 2, n° 3.</body> |