CG6-13446.md

identifiantCG6-13446.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/11/04 00:00
titreNapoléon au général Bourcier, inspecteur général de la cavalerie de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13446. - </b>Au général Bourcier, inspecteur général de la cavalerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Berlin, 4 novembre 1806</h2><p>Je reçois votre lettre du 4 novembre avec les états qui y étaient joints<sup>[^1]</sup>.</p><p>Je remarque d’abord que vous ne portez que 1 400 dragons ; il en manque donc près de 1 000 ; partie, je crois, sont allés escorter des prisonniers, partie sont probablement encore à Wittemberg ou à Spandau.</p><p>Je remarque ensuite que vous portez 1 200 chevaux comme en état de service et que vous avez 1 500 selles. Vous ferez faire facilement les porte-crosses. Les éperons existent à Berlin. Vous avez 800 sabres, mais il y en a à Berlin 12 ou 15 000, ainsi que des ceinturons et des pistolets. Je désirerais savoir si ces 1 200 hommes peuvent être disponibles d’ici à trois ou quatre jours pour rejoindre leurs régiments.</p><p>Je remarque ensuite 829 chevaux comme hors d’état de service. Je pense que c’est momentanément, mais qu’avec un peu de temps et de soins ils seront remis en état de servir.</p><p>Enfin vous avez 2 000 chevaux. Au détachement qu’a amené le général Beaumont a succédé le détachement qu’a amené le général Milhaud, et que vous devez avoir à présent. À ceux-ci en succéderont plusieurs autres. Je suppose que dans peu de temps vous aurez 4 000 chevaux. Faites recueillir les chevaux et les selles que nos gens ont eu la négligence de laisser à la disposition des baillis.</p><p>Je donne l’ordre que tous les petits dépôts qui sont à Spandau et à Wittemberg se réunissent tous à Potsdam, et je désire que vous y restiez quelque temps pour cette inspection. Les écuries de Potsdam me paraissant nécessaires pour un si grand dépôt.</p><p>Je désire que vous surveilliez la fabrication des 1 000 selles que j’ai ordonnée à Berlin. Il y a dans les magasins du bois, des mors, etc. Je voudrais que vous pussiez faire faire 1 000 selles par les ouvriers de Potsdam. Vous feriez prendre ici les effets dont vous auriez besoin.</p><p>Mettez du soin à ces objets, et envoyez-moi des rapports afin que je puisse ordonner les mouvements et éviter aux hommes des fatigues inutiles. Il y a encore à Dessau 500 chevaux d’un régiment saxon ; envoyez-y un aide de camp en poste pour les faire venir avec les sabres et les selles. Le prince de Dessau<sup>[^2]</sup> se chargera de donner les hommes pour les conduire.</p><p>Vous avez bien fait d’envoyer des souliers pour prendre les bottes de la cavalerie qui est passée ; mais beaucoup passera encore. Il y a 1 200 hommes d’artillerie à cheval qui vont passer à Spandau et qui mènent eux-mêmes leurs chevaux. Ainsi, il y a possibilité d’avoir beaucoup de chevaux ; j’en ai d’ailleurs fait demander à Dresde. Il y a 4 000 hommes de différentes armes qui, partis de Mayence, sont à Wurtzbourg et se rendront à Potsdam.<sup>[^3]</sup></p> [^1]: Voir, n° 13426. [^2]: Léopold, prince d’Anhalt-Dessau. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 871, novembre 1806, n° 38.</body>