CG1-0326.md

identifiantCG1-0326.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1795/09/15 00:00
titreNapoléon au général Kellermann, commandant en chef l’armée des Alpes et d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 326. - </b>Au général Kellermann, commandant en chef l’armée des Alpes et d’Italie</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">[3 fructidor au 29 fructidor an III, 20 août au 15 septembre 1795][^1]</h2><p><br/> </p><p>Nous vous faisions passer, général, une note qui nous a été envoyé de Suisse. Après avoir prépondéré [<i>sic</i>] le projet que l’on s’oppose à l’ennemi nous l’avons trouvé conforme à la répartition actuelle de ses forces. Le comité y a d’autant plus porté d’attention qu’il lui a paru que cette note était fournie par un homme très au fait du local[<i>sic</i>] Les hauteurs de la Briga[^2] sont effectivement très [...] la clé du comté de Nice ; si l’ennemi s’en rendait maître, il lui serait facile de contourner la position de Tende et, par ce moyen , s’ouvrir le grand chemin de Turin. Vous devez y porter, général, toute votre attention et tenir quelques troupes en réserve pour pouvoir renforcer les camps qui gardent les hauteurs intéressantes de la Briga. Votre droite serait peut-être mieux placée si elle était plus immédiatement appuyée sur Orméa, puisqu’entre cette position et celle qu’occupe la tête de votre ligne, il y a des passages par où une colonne partant de Garessio passerait pour la tourner et à secourir l’attaque que l’ennemi en ferait de front. Cette ligne eut été plus courte et plus facile à défendre si la droite se fut appuyée de manière à couvrir Alassio et eut suivi la crête des hauteurs au pied desquelles coule l’Arroscia qui se jette dans la mer dans la plaine d’Albenga. Ces idées que le comité vous communique sont absolument soumises aux circonstances et à la force des ennemis que vous êtes plus dans le cas d’apprécier. Le Comité attend avec quelque impatience que les renforts qui sont en marche soient arrivés et que l’armée reprenne la supériorité que doivent avoir les armes de la République et que mérite la brave armée que vous commandez. Ce qui vient d’arriver dans la rade d’Alassio mérite votre attention. Il est indispensable d’établir une batterie avec un grille à boulets rouges, pour protéger les bâtiments qui seraient dans la rade. Vous devez vous concerter avec le gouverneur de San Remo pour qu’il fasse établir cette batterie ou du moins vous fournisse du fort de San Remo les pièces qui vous seraient nécessaires.[^3]</p><p><br/> </p> [^1]: <span></span>Date présumée. Lors de la publication de cette lettre dans le catalogue d’autographe cité ci-dessous, la date indiquée était février-mai 1794. Il semble qu’il faille placer cette lettre un an et demi plus tard du 20 août au 15 septembre 1795. En effet, Bonaparte envoie des instructions à Kellermann au nom du « comité » ; or, à l’époque que nous retenons, il est attaché au bureau topographique du Comité de salut public. Sur le fond, sa note place l’armée sur la défensive ce qui n’était pas le cas en mai 1794. Enfin, les événements dont il parle, survenus dans la rade d’Alassio sont très probablement la perte du<i>Censeur</i>et du<i>Ça Ira</i>le 14 mars 1795, seul combat notable dans le golfe de Gênes durant la période. [^2]: Briga-maritime au sud du col de Tende. [^3]: <span></span>Brouillon autographe d’après photographie, Jacques Arnna,<i>Pages de l’épopée impériale recueillies par André de Coppet</i>, Tour, 1952 n° 13.</body>