CG6-13334.md

identifiantCG6-13334.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/10/25 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13334. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Potsdam, 25 octobre 1806</h2><p>Mon fils, le roi de Naples renvoie deux régiments de dragons. Aussitôt que la tête sera arrivée à Ancône, vous ferez partir deux régiments de chasseurs que vous dirigerez sur Augsbourg. Les dépôts des cinq régiments de chasseurs et des sept de dragons de l’armée de Naples qui sont en Italie doivent avoir 200 chevaux, mais ils ont beaucoup plus d’hommes ; envoyez-m’en l’état sans délai, et donnez-leur l’autorisation de passer un marché pour acheter un plus grand nombre de chevaux. Veillez à l’organisation de ces quatorze escadrons ; faites revenir le bataillon à pied d’Ancône, et portez une grande activité à les monter, afin qu’en mars prochain la cavalerie de Naples vous forme un corps de 4 000 chevaux, instruit et discipliné. Vous devez avoir déjà reçu en Italie plus de 15 000 conscrits. Je vois avec plaisir que leur habillement est prêt, et qu’on ne perdra pas de temps à les discipliner. Écrivez-moi si le ministre Dejean a donné la retraite aux vieux officiers, et s’il a envoyé des jeunes gens pour les remplacer. </p><p>Lisez et relisez l’instruction générale que je vous ai donnée avant mon départ, et exécutez-la constamment et insensiblement. En me renvoyant deux régiments de chasseurs, envoyez-moi les plus nombreux en hommes ; leurs selles seront portées sur des chariots, et vous les dirigerez sur Augsbourg. Donnez ordre aux majors de partir devant pour acheter des chevaux à Augsbourg avec les fonds qu’ils ont ; je fournirai le surplus. Comme les chevaux sont rares en Italie, les régiments qui partent pourraient laisser des chevaux aux régiments qui restent en Italie ; ils se procureront des chevaux en Allemagne avec l’argent de ceux qu’ils auront vendus aux autres corps ; par ce moyen on ne perdra rien en Italie en nombre de chevaux. Surtout ne touchez jamais aux deux régiments de cavalerie du corps du Frioul. Ce corps ainsi organisé formerait votre corps de retraite, comme vos dépôts formeraient vos garnisons. Les grands coups se porteront ici. Toutes ces dispositions ne sont que spéculatives. Il n’y a pas d’apparence que l’Autriche bouge, surtout aujourd’hui que la Prusse est anéantie.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 11073, d’après l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Extrait [catalogue de vente], Laurin, Guilloux, Buffetaud, Tailleur, Drouot, 26 et 27 mars 1996, n° 617. </body>