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CG6-13313.md| identifiant | CG6-13313.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/10/23 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13313. - </b>Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Wittemberg, 23 octobre 1806</h2><p>Mon
cousin, donnez l’ordre à M. de Thiard<sup>[^1]</sup>
de prendre le commandement de la place de Dresde.
</p><p>Il
partira par la rive gauche de l’Elbe, joindra la tête de la
division bavaroise et entrera avec elle dans la ville. Il aura soin
de maintenir dans la ville de Dresde une bonne discipline. Il
ordonnera qu’on ait les plus grands égards pour l’Électeur<sup>[^2]</sup>
et pour sa famille. Il prendra possession de l’arsenal et de tous
les magasins à poudre et de guerre, en faisant connaître que cela
nous est nécessaire comme moyens de guerre. Nous ne sommes point en
paix avec l’Électeur ; nous avons été en guerre, nous
sommes en état d’armistice. Tous les magasins de sel, de souliers,
de draps, de harnachements, de munitions de guerre, de remontes,
appartiendront à l’armée comme moyens de guerre dont l’Électeur
n’a pas besoin. Le général Songis<sup>[^3]</sup>
enverra un officier d’artillerie pour prendre possession de
l’artillerie et lui donner une direction convenable aux intérêts
de l’armée. Le général Chasseloup<sup>[^4]</sup>
enverra un officier du génie faire la reconnaissance de la place.</p><p>Mon
intention est de réunir dans Dresde toutes les troupes alliées. La
première division, qui y entrera demain, n’est composée que de
6 000 hommes ; la seconde, composée de 8 000 hommes,
ne doit pas tarder à arriver ; la troisième, composée de
10 000 hommes de troupes wurtembergeoises, arrivera dans huit
jours. On préparera des quartiers pour toutes ces troupes. On
laissera la garde du palais aux gardes du corps et au régiment des
gardes de l’Électeur. Il ne faut pas que l’Électeur ait à
Dresde plus de 400 hommes à cheval, et 12 ou 1 500 hommes
d’infanterie ; s’il y en avait davantage, le reste doit
retourner dans ses garnisons ordinaires.</p><p>Si
l’on s’aperçoit qu’il y a esprit de résistance à Dresde, on
attendra l’arrivée de la seconde colonne pour agir plus absolument
en maître. Ces instructions seront données au prince Jérôme et au
commandant de la place ; l’un et l’autre correspondront avec
le major général.</p><p>Beaucoup
de formes, beaucoup de procédés, beaucoup d’honnêtetés ;
mais en réalité s’emparer de tout, surtout des moyens de guerre,
sous prétexte que l’Électeur n’en a plus besoin.</p><p>Le
prince Jérôme enverra au-devant de la seconde colonne, pour savoir
le jour où elle arrivera ainsi que la colonne wurtembergeoise.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: Chambellan de l’Empereur.
[^2]: Frédéric-Auguste, électeur de Saxe.
[^3]: Commandant l’artillerie de la Grande Armée.
[^4]: Commandant le génie de la Grande Armée.
[^5]: Expédition, S.H.D., GR, 17 C 298, fol. 17. </body> |
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