CG6-13269.md

identifiantCG6-13269.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/10/15 00:00
titreNapoléon à Cambacérès, archichancelier de l’Empire
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13269. - </b>À Cambacérès, archichancelier de l’Empire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Iéna, 15 octobre 1806</h2><p>Mon cousin, je ne vous écris qu’un mot ; vous aurez le bulletin demain<sup>[^1]</sup>. La bataille d’Iéna a rempli toutes nos espérances. Les Prussiens ont été écrasés. Ils étaient 150 000. Vingt-cinq mille prisonniers, deux cents pièces de canon, des drapeaux, un grand nombre de leurs généraux tués, et entre autres, le duc de Brunswick<sup>[^2]</sup>.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p><br/> </p><p>Aucun homme marquant de tué de notre côté.<sup>[^3][^4]</sup></p> [^1]: Cette dépêche et la note qui l’accompagnent ont été rédigées vers 9 heures du matin, avant la réception des deux rapports du maréchal Davout. La note dictée dans l’après-midi pour Talleyrand, tient compte, elle, de ces rapports, arrivés à 13 heures. [^2]: En réalité, il avait été gravement blessé à l’œil à Auerstedt et devait mourir quelques semaines plus tard. [^3]: <span></span> La minute (Archives nationales, AF IV 871, octobre 1806, n° 113) précise avant cette phrase : « P.S. de la main de l’Empereur ». Selon l’extrait du catalogue de vente, Michel Castaing, Pierre Cornuau, <i>Autographes et documents historiques</i>, Drouot, 29-30 juin 1966, n° 102, ces huit mots sont effectivement autographes. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 11006, d’après l’expédition communiquée par le duc de Cambacérès. </body>