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CG6-13224.md| identifiant | CG6-13224.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/10/07 00:00 |
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| titre | Napoléon à Eugène, vice-roi d’Italie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13224. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bamberg, 7 octobre 1806</h2><p>Mon
fils, je vous envoie une lettre qui me tombe dans les mains. J’y
vois deux irrégularités : la première, que vos aides de camp
ne doivent pas signer vos ordres ; la seconde, que cette lettre
est mauvaise et peut effaroucher les Français. Il est ridicule qu’on
compare l’armée française, qui a conquis et défendu l’Italie,
à l’armée italienne, qui est en France pour apprendre son métier.
Ces questions-là sont d’une extrême délicatesse, et vous ne
deviez pas prendre sur vous de les décider. Il serait trop ridicule
qu’un général italien, qui n’a rien fait, passât devant un
général français, qui a conquis le pays. Les Italiens eux-mêmes
ne demandent pas cela, ils en seraient même choqués. Il y a dans
tout cela de la maladresse.</p><p>J’ai
reçu vos lettres du 22 septembre. Il ne faut rien mettre à Rovigo,
l’air y est trop malsain. Il vaut mieux mettre à Bologne le 52<sup>e</sup>
régiment, que vous avez le projet de placer à Rovigo ; 3 ou 4
000 hommes ne sont rien pour Bologne. Du reste, j’approuve ce
projet.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 10965, d’après l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg (en minute, Archives nationales, AF IV 871, octobre 1806, n° 64). Extrait [catalogue de vente], Claude Coulet, André Faure, <i>Autographes et documents historiques,</i> Drouot, 24 juin 1969, n° 108. </body> |
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