| identifiant | CG6-13203.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/10/05 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13203. - </b>Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Wurtzbourg, 5 octobre 1806</h2><p>Le
commandant de Wurtzbourg<sup>[^1]</sup>
doit loger à la citadelle. Il doit avoir un adjoint dans la place,
chargé des détails ; mais de sa personne, il doit le moins
possible sortir de la citadelle et de la basse ville, qui est une
partie de la citadelle.</p><p>Le
commandant de l’artillerie doit être prévenu que 500 000
cartouches, douze pièces de canon, dont six de 24, beaucoup de
boulets et de poudre, arrivent de Mayence sur cinq bateaux : il
les fera mettre sur-le-champ en batterie ; que trente pièces de
canon arrivent d’Ingolstadt ; ce qui fait plus de quarante
pièces pour la place, et c’est plus qu’il ne faut.
Indépendamment de ce, le général d’artillerie<sup>[^2]</sup>
laisse une partie des pièces de campagne de l’équipage, qu’il
pourra redemander d’un moment à l’autre.</p><p>Il
doit y avoir aujourd’hui deux bataillons de troupes de Bade ;
il va en arriver jusqu’à concurrence de 3 000 hommes.</p><p>Il
arrive, aujourd’hui ou demain, 1 000 hussards, chasseurs ou
dragons à pied. Le 8, toute la Garde à cheval arrive à Wurtzbourg,
par la route de Mannheim. Le 9, un grand nombre de détachements à
pied et à cheval viennent par cette route. Le 10 ou le 11, le 28<sup>e</sup>
d’infanterie légère arrivera par la route de Mayence, et un assez
grand nombre de gros détachements.</p><p>Le
28<sup>e</sup> d’infanterie doit continuer sa marche pour Bamberg.</p><p>Tous
les détachements à cheval de cavalerie doivent continuer leur
marche sur Bamberg. Tous les gros détachements d’infanterie
doivent continuer également ; mais aucun moindre de 100 hommes
n’ira isolé.</p><p>D’ici
au 15 octobre, tous ces mouvements doivent être si nombreux, qu’il
convient d’avoir ici un adjudant commandant, pour instruire le
major général de l’arrivée de chaque détachement ci de leur
état de situation, ainsi que pour leur donner l’ordre de continuer
leur route sur Bamberg.</p><p>Mon
intention est que toute la place soit défendue contre des hussards
ou même contre un corps d’infanterie légère ennemi, sauf à se
retirer dans la citadelle et dans la partie basse de la ville, sur la
gauche du Main, si un corps d’armée considérable se présentait
sur Wurtzbourg, et qu’on ne fût pas en force pour mettre toute la
ville à l’abri d’un coup de main. Si véritablement un corps de
cavalerie ennemi s’emparait de la campagne, il serait urgent que le
commandant envoyât deux officiers sur les routes de Mannheim et de
Mayence, pour que tout ce qui viendrait de Mannheim fît un détour
pour se rendre à Bamberg, sans passer par Wurtzbourg, et que tout ce
qui viendrait de Mayence y retourne, ou ferait un détour pour gagner
Bamberg. Il faudrait avoir soin de prévenir pour les courriers.</p><p>Dans
la journée du 7, le pays de Wurtzbourg se trouve découvert du côté
de Fulda et de Gotha. Il faut que, le 8, le commandant se trouve en
mesure de lever les pont-levis et de fermer ses portes, si, le 9 ou
le 10, ce qui serait physiquement possible, des hussards se
présentaient devant la ville. Il lui sera facile d’ailleurs
d’éclairer les routes et de savoir, par des espions et par les
gens du pays, tout ce qui se passe. Mais il est convenable que, tous
les matins, en ouvrant les portes de la ville et de la citadelle,
toutes les précautions soient prises pour éviter une surprise et
être bien certain qu’il n’y ait rien de nouveau. Une heure avant
le jour, une patrouille d’observation doit sortir, afin que, le
jour venant, on puisse être bien certain qu’il n’y a pas
d’ennemis.</p><p>Tout
le parc d’artillerie doit être placé dans la ville basse tenant à
la forteresse. On doit avoir des sacs à terre, des tonneaux, pour
barrer la porte du pont en cas de nécessité. Mais il ne faut pas
pour cela porter l’alarme chez les habitants.<sup>[^3]</sup></p>
[^1]: Thouvenot.
[^2]: Songis.
[^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 871, octobre 1806, n° 53.</body> |
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