CG6-13201.md

identifiantCG6-13201.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/10/05 00:00
titreNapoléon au maréchal Bernadotte
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13201. - </b>Au maréchal Bernadotte</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Wurtzbourg, 5 octobre 1806</h2><p>Je n’ai laissé votre corps d’armée qu’à deux divisions, parce que je voulais vous donner l’armée bavaroise ; mais, d’après le désir que vous m’avez manifesté de ne plus avoir ce corps sous vos ordres, j’en ai disposé autrement, et j’ai ordonné que la <u>division Dupont</u>, forte de 7 500 hommes présents sous les armes, avec huit pièces de canon, passât sous votre commandement. Cette division sera le 6 à Bamberg. Vous lui ferez connaître la position qu’elle doit occuper, en la cantonnant sans délai près Lichtenfels et Kronach. Tous les détachements du <u>1</u><sup><u>er</u></sup><u> d’hussards</u> qui sont avec cette division doivent rester à Bamberg, ayant pris ce régiment pour mon service jusqu’à l’arrivée de ma Garde à cheval.</p><p>Veillez à ce que le fort de <u>Kronach</u> soit armé et approvisionné. C’est sur cette place que vos dépôts doivent être portés. Tous les convois de bouche doivent y être dirigés. Choisissez une bonne position au pendant des eaux, que l’on puisse occuper pendant que tout le centre de l’armée filera par Kronach sur le chemin de Leipzig.</p><p>Je serai, demain 6, à Bamberg. Mon intention est de commencer mes opérations incontinent. Ménagez-vous quatre jours de pain, et ayez dans vos caissons le plus de jours que vous pourrez vous procurer de pain et de biscuit qui puissent, sans se moisir, durer huit ou dix jours.</p><p>Vous devez trouver à Lichtenfels et Kronach des paysans qui connaissent suffisamment le pays pour vous donner des renseignements sur la nature des communications de Grafenthal à Lobenstein, et de Lobenstein à Hof et Plauen. Cela est si près, que je suppose qu’il y a des hommes qui pourront vous donner des renseignements. Renvoyez-moi, par l’officier que je vous expédie, les éclaircissements que vous aurez recueillis.<sup>[^1]</sup></p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 871, octobre 1806, n° 43. </body>
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