| identifiant | CG6-13189.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/10/01 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Mortier |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13189. - </b>Au maréchal Mortier</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mayence, 1<sup>er</sup> octobre 1806</h2><p>Mon
cousin, le 4 ou le 5 octobre, vous enverrez des officiers au prince
de Nassau<sup>[^1]</sup>,
au Prince Primat<sup>[^2]</sup>
et au grand-duc de Hesse-Darmstadt<sup>[^3]</sup>,
afin qu’ils sachent que vous commandez un corps de 25 000 hommes,
dont la tête arrive à Mayence, et qui est spécialement chargé de
protéger leurs états et le territoire de la Confédération du
Rhin. Vous ferez tout préparer à Francfort pour le placement de ce
nombre de troupes.</p><p>D’ici
au 10 octobre, vous recevrez des ordres particuliers. Cependant je
juge convenable de vous donner, dès aujourd’hui et
précautionnellement, un ordre général qui vous servira de guide.
Aussitôt qu’une des divisions du 8<sup>e</sup> corps d’armée
aura plus de 5 000 hommes, elle pourra occuper Francfort, et vous
pourrez même y porter votre quartier général, en prenant bien soin
toutefois de ne pas vous compromettre, ni de vous laisser couper
d’avec Mayence ; et même, à cet effet, dès que vous aurez réuni
toutes les troupes qui doivent former votre corps d’armée, vous en
placerez en échelon depuis Francfort jusqu’à Mayence.</p><p>Vous
surveillerez attentivement tous les mouvements de l’électeur de
Hesse-Kassel. Votre position lui donnera assez d’ombrage pour qu’il
ne dégarnisse pas ses États, et pour qu’il soit forcé à rester
neutre.</p><p>Vous
maintiendrez libre, autant qu’il pourra dépendre de vous et sans
vous compromettre, la route de Mayence à Wurtzbourg, et vous
prendrez des mesures certaines pour recevoir chaque jour des
nouvelles du commandant de la citadelle de Wurtzbourg<sup>[^4]</sup>.
Si jamais il arrivait qu’il fût cerné par des forces supérieures,
vous en devrez être prévenu par un signal dont vous conviendrez
préalablement avec ce commandant. Vous n’iriez à son secours
qu’autant que les forces qui le cerneraient seraient très
inférieures à celles que vous pourriez leur opposer, et il faudrait
toujours que le tiers de vos forces se rapprochât de Mayence, pour
que cette place ne coure aucun danger.</p><p>Si,
par suite d’une bataille perdue pour la France, l’ennemi se
portait sur Mayence et sur Cologne, vous correspondriez avec le roi
de Hollande, qui est à Wesel, sur tout ce qu’il faudrait
entreprendre pour s’opposer aux progrès de l’ennemi. Vous
repasserez le Rhin, si ses forces sont trop considérables, et vous
appuierez votre droite à Mayence, en bordant le Rhin et en liant
votre gauche avec la droite du roi de Hollande, et vous entendant
avec Sa Majesté pour cet objet.</p><p>Dans
des circonstances aussi improbables qu’imprévues, c’est de ces
circonstances mêmes que vous prendrez conseil ; et, s’il arrivait
que Mayence dût craindre d’être cernée, vous vous y renfermeriez
avec votre corps d’armée.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p><br/>
</p>
[^1]: Frédéric-Guillaume.
[^2]: Dalberg.
[^3]: <span></span> Louis I<sup>er</sup> (l’ex-landgrave Louis X).
[^4]: Thouvenot.
[^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 10926, d’après l’expédition communiquée par le duc de Trévise (en minute aux Archives nationales, AF IV 871, octobre 1806, n° 5).</body> |
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