CG6-13160.md

identifiantCG6-13160.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/09/30 00:00
titreNapoléon au général Junot, gouverneur militaire de Paris
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 13160. - </b>Au général Junot, gouverneur militaire de Paris</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mayence, 30 septembre 1806</h2><p>Monsieur le général Junot, les 15<sup>e</sup> et 58<sup>e</sup> régiments d’infanterie légère doivent être entièrement réunis à Paris. Mon intention est qu’ils fassent peu de service, et que ce peu de service soit fait par régiment et par semaine, c’est-à-dire que pendant huit jours un régiment n’en fasse pas du tout. Vous ferez tirer à la cible<sup>[^1]</sup> les sous-officiers et les soldats. Vous porterez une grande attention à l’instruction des conscrits et à la bonne organisation de ces deux corps, afin qu’au moindre événement je puisse les avoir disponibles. Ils vont recevoir des conscrits ; j’espère que ces deux régiments feront 6 000 hommes à eux deux ; les colonels et officiers sont bons ; ce doit faire, d’ici à un mois, deux très beaux corps. Soignez aussi la garde de Paris, car je pense envoyer ces régiments à Boulogne, à Cherbourg, en Bretagne ; et, si l’armée de Hollande, qui est à Wesel, avait besoin d’être renforcée, mon intention est que ces deux régiments, le 15<sup>e</sup> et le 58<sup>e</sup>, partent en poste pour les points menacés. Ce serait un renfort de 8 000 hommes qui ne serait pas indifférent. Il est même possible qu’il y ait des événements qui me mettent dans le cas de vous faire marcher avec ces troupes. Vous voyez qu’il est important d’y donner tous vos soins.</p><p>Vos dépôts de dragons auront bientôt 2 000 hommes. J’y comprends celui du 4<sup>e</sup>, qui est à Moulins, et celui du 10<sup>e</sup>, qui est à Amiens. Dans le cas où ces troupes seraient obligées de marcher, on rassemblerait des gendarmes qui feraient le service à Paris. D’ailleurs les 3<sup>es</sup> bataillons que vous avez vont bientôt avoir assez de conscrits pour suffire à la police de Paris. Portez un grand soin à tous ces dépôts.<sup>[^2]</sup></p> [^1]: Biffé : « les officiers ». [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 870, septembre 1806, n° 306.</body>