CG1-0294.md

identifiantCG1-0294.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1795/04/30 00:00
titreNapoléon au chef de brigade Gassendi
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 294. - </b>Au chef de brigade Gassendi</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général de Marseille, 11 floréal an III [30 avril 1795]</h2><p style="margin-top: 0cm">Si je pensais que l’amitié que j’ai eue pour toi et que l’estime pour tes connaissances et tes travaux n’eût pas été assez active, ce serait le seul reproche que je me ferais en partant de Nice, mais je suis bien loin de le penser. Les circonstances ont toujours été telles que j’ai plusieurs fois demandé de l’avancement pour toi, sans avoir pu en obtenir et c’est surtout parce que les circonstances changeaient que je voyais avec peine ta retraite qui pourrait être plus satisfaisante et plus honorable &lt;…&gt;[^1] dans quelques mois plus tard[^2].</p><p style="margin-top: 0cm">Je passe à Paris ; je n’oublierai rien pour te faire obtenir ta retraite ou la direction de Toulon ou celle de la fonderie de Valence. Je te prie de m’écrire comme à ton commissionnaire et de spécifier ce que tu désires que je fasse pour toi.</p><p style="margin-top: 0cm">Tu parleras de nos fours à réverbère et des grils à boulets en [caille]. J’ordonne à La Chasse de te faire un profil de ce dernier et de te l’envoyer. Je t’engage à t’étendre davantage sur les fusils. La balle de 18 est trop forte. Il est reconnu aujourd’hui qu’il nous les faut de 20 à la livre.</p><p style="margin-top: 0cm">Je désire fort t’envoyer un ouvrage que j’ai reçu de Monge[^3] [^4] sur la fonderie.</p><p style="margin-top: 0cm">Je crois que tu dois faire sentir les avantages du système actuel de l’artillerie et les inconvénients résultant des constructions négligées.</p><p style="margin-top: 0cm">Je voudrais que tu y joignes un traité en forme d’aide-mémoire de différents systèmes de fortifications ainsi que l’évaluation des matériaux nécessaires pour une attaque destinée à une tranché, place d’armes, etc.[^5]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Buonaparte</i></h3><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p> [^1]: Papier déchiré. [^2]: Au moment où Bonaparte écrit cette lettre, il semble ignorer que Gassendi vient d’être admis à la retraite. [^3]: <span></span><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote1094anc" name="sdfootnote1094sym">0</a>Gaspard Monge (1746-1818), mathématicien et physicien, ministre de la Marine (1792-1793), professeur à l’école normale (1794-1795), commissaire des sciences et des arts en Italie du 23 mai 1796 au 26 octobre 1797. [^4]: <span></span>Probablement la<i>Description de l’art de fabriquer des canons fait en exécution de l’arrêté du Comité de salut public du 18 pluviôse an II et avis aux ouvriers en fer sur la fabrication de l’acier</i>, publiée en 1794. Monge et Bonaparte se serait rencontrer pour le première fois à l’été 1792 alors que Monge était ministre de la Marine. [^5]: Expédition, S.H.D., Guerre, fonds Monge, 1 K 39 (1 Kmi 5, bobine 3). Il existe au S.H.A.T., 17 C 2, une copie sans origine avec une fin différente peut être issue d’une autre lettre « Je remets à Perrier le livre que tu réclames et une belle édition de l’ouvrage de Monge sur les fonderies imprimé l’année passée et dont lui-même m’a fait présent. Tu serais injuste si tu ne comptais sur mon amitié et si tu n’avais pas pour moi les mêmes sentiments. »</body>