CG1-0287.md

identifiantCG1-0287.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1795/03/14 00:00
titreNapoléon aux Représentants du peuple
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 287. - </b>Aux Représentants du peuple[^1]</h1><p style="text-align: center; margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Toulon, 24 ventôse an III [14 mars 1795]</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm">L’équipage de campagne destiné à l’expédition maritime ne peut être d’aucune utilité pour l’expédition de Corse[^2] ; il n’avait été débarqué que dans l’idée d’une expédition sur l’Italie. L’on a déjà débarqué les 2 000 harnais qui devaient servir aux attelages pour le mouvement de cet équipage parce que l’on en a senti l’inutilité. La saison s’avance, cet équipage devient précieux à l’armée d’Italie, je crois donc qu’il est indispensable d’en ordonner le débarquement. Les approvisionnements pour l’infanterie ayant été évalués pour 16 000 hommes, il est aussi essentiel de les diminuer à proportion. Je pense qu’on doit débarquer 3 000 fusils et 1 500 000 cartouches. Ces différents débarquements rendront disponibles 10 gros bâtiments, diminueront le convoi et rendront à l’armée d’Italie les objets qui lui sont essentiels.</p><p style="margin-top: 0cm">Ces débarquements peuvent s’opérer en quatre ou cinq jours, il faut pour cela que vous ordonniez à la marine de mettre trois pontons ou chalands à la disposition de l’artillerie, et que le commandant des convois aux bâtiments chargés de l’artillerie de campagne de s’approcher du village de la Seyne pour y opérer deux débarquements[^3].[^4]</p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Buonaparte</i></h3><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p> [^1]: Letourneur, Poultier et Beffroy. [^2]: <span></span>Bonaparte s’embarque le 3 mars à bord de<i>l’Amitié.</i>Le 11, le contre-amiral Martin quitte Toulon. Il est défait par les anglais le 13 et se replie sur les Iles d’Hyères et Golfe Juan. Ce combat marque l’échec de l’expédition, troupes et matériels sont alors débarqués. [^3]: La lettre a été apostillée par les Représentants du peuple : "L’artillerie embarquée sera proportionnée au nombre de troupes et à l’expédition actuelle ; il en est de même des fusils et des munitions. Le superflu sera débarqué". [^4]: <span></span>Expédition, Archives nationales, AB XIX 3625 (Sotheby &amp; co,<i>Andre de Coppet collection</i>, 14 mars 1955, p. 55, n° 235).</body>