CG6-12705.md

identifiantCG6-12705.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/08/13 00:00
titreNapoléon à Dalberg, prince primat de la confédération du Rhin
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 12705. - </b>À Dalberg, prince primat de la confédération du Rhin</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 13 août 1806</h2><p>Mon frère, j’ai reçu la lettre de Votre Altesse, du 4 août. Je ne veux pas tarder un moment à lui exprimer tout le plaisir que j’éprouve des nouveaux liens qui viennent de s’établir. J’ai contracté l’obligation de protéger les États de la Confédération ; le bonheur des peuples et des souverains qui composent cette Confédération fera partie du mien propre ; leurs droits et leurs intérêts me seront constamment sacrés, et je les défendrai avec énergie. Je me plais à lui donner ces assurances, ainsi que de la parfaite amitié que je lui porte. </p><p>Je lirai avec la plus grande attention les statuts fondamentaux que Votre Altesse m’envoie, et je les tiens déjà, par cela seul qu’ils viennent d’elle, comme propres à remplir le but que se propose la Confédération. Je ne tarderai pas, du reste, à lui écrire plus particulièrement sur cet objet. Je sais que Votre Altesse aurait préféré que la Confédération embrassât tous les États de l’Empire germanique ; mais comment y faire entrer la Suède, la Prusse et l’Autriche ? Quant à la Hesse et à la Saxe, je n’ai pu faire autre chose que ce que j’ai fait, de leur laisser pleine et entière liberté. Il est bon qu’ils sachent qu’ils sont parfaitement libres, qu’aucune puissance ne sera dans le cas de leur forcer la main, et qu’ils sont maîtres de suivre sans réserve l’intérêt de leur souveraineté. Mais, du moment que ces princes témoigneraient directement ou indirectement le désir de faire partie de la Confédération, vous pouvez les mettre, en mon nom, à l’abri de toute crainte du ressentiment de qui que ce soit. Je n’ai point manifesté mes intentions à mon cabinet ; mes ministres près de ces princes n’ont reçu aucune instruction, tant il est dans ma volonté de leur laisser liberté entière et absolue.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napole</i></h3> [^1]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 1.</body>