CG6-12583.md

identifiantCG6-12583.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/07/26 00:00
titreNapoléon à Portalis, ministre des Cultes
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 12583. - </b>À Portalis, ministre des Cultes</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 26 juillet 1806</h2><p>Mon intention est d’organiser sans délai les neuf séminaires métropolitains. À défaut de ceux-ci, chaque évêque en forme à sa guise, et le nombre en est d’ailleurs insuffisant. L’éducation des ecclésiastiques destinés à remplacer le grand nombre de vieillards actuellement consacrés au culte doit fixer toute ma sollicitude. Je désire que les séminaires métropolitains soient organisés en grand, de manière à former neuf grandes écoles de théologie, qui, si elles ne rendent pas les séminaires diocésains inutiles, dominent au moins sur eux et influent sur l’instruction qui y sera donnée. Dans un rapport que vous me présenterez mercredi sur cet objet, vous me ferez connaître le nombre des prêtres nécessaires pour le culte, le nombre des remplacements probables pour chaque année, et celui des élèves<sup>[^1]</sup> qui recevront l’instruction dans les séminaires. Votre rapport sera rédigé de manière qu’il puisse être imprimé. Vous y exposerez l’importance d’avoir des prêtres instruits et attachés, les maux que produisent la mauvaise théologie et les controverses sur cette matière. Vous en induirez la nécessité d’une instruction saine et uniforme. Vous appuierez dans vos développements sur les principes de l’Église gallicane.</p><p>Mon intention étant aussi que le catéchisme paraisse sans délai, et qu’il soit distribué avant le 10 du mois d’août, je désire que vous m’en présentiez mercredi le premier exemplaire.<sup>[^2]</sup></p> [^1]: Phrase biffée : « que le système des séminaires pourra produire. » [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 870, juillet 1806, n° 164.</body>