CG6-12219.md

identifiantCG6-12219.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/06/03 00:00
titreNapoléon à Auguste-Amélie, vice-reine d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 12219. - </b>À Auguste-Amélie, vice-reine d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 3 juin 1806</h2><p>J’ai reçu votre lettre du 26 mai. Je sens la solitude que vous devez éprouver, [de] vous trouver seule au milieu de la Lombardie<sup>[^1]</sup>. Mais Eugène reviendra bientôt, et l’on ne sent bien que l’on aime que lorsqu’on se revoit ou que l’on est absent. On apprécie la santé que lorsque l’on a un peu de migraine ou lorsqu’elle vous quitte. Il est d’ailleurs utile, pour toutes sortes de raisons, de voir un peu de monde et de se dissiper. Tout ce qui m’est revenu d’Italie est que vous menez une vie beaucoup trop sage. </p><p>Je n’entends pas parler de madame de Wurmb<sup>[^2]</sup> ; j’imagine qu’elle est auprès de vous et que vous l’aimez toujours. </p><p>Je reçois toujours avec plaisir de vos nouvelles ; je m’en informe de ceux qui viennent du pays, et j’apprends avec plaisir que tout le monde vous trouve parfaite.<sup>[^3]</sup></p> [^1]: Son mari est parti en mission d’inspection en Istrie. [^2]: Elle avait éduqué la princesse à Munich et l’avait suivie à Milan comme dame d’atours. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 869, juin 1806, n° 13.</body>