CG6-12125.md

identifiantCG6-12125.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/05/16 00:00
titreNapoléon au cardinal Fesch
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 12125. - </b>Au cardinal Fesch</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 16 mai 1806</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Mon cousin, je vous ai rappelé de Rome parce qu’il n’est plus de ma dignité que vous restiez dans une Cour aussi mal conduite, et qui prend tellement à tâche de me contrarier que je serai, tôt ou tard, obligé de la punir<sup>[^1]</sup>. Mais vous pouvez rester à Rome tout le temps que vous le jugerez convenable, et laisser le soin des affaires à Alquier. Voyez le Pape et dites-lui que la note du cardinal Consalvi m’a fortement indisposé<sup>[^2]</sup> ; que cet homme, par bêtise ou par trahison, veut perdre les États temporels du Saint Siège, et qu’il y réussira.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> J’ai signé un traité avec l’Électeur archichancelier<sup>[^3]</sup> par lequel vous êtes nommé son coadjuteur. C’est encore un secret, mais il est probable qu’avant un mois ce sera une affaire finie. Ainsi vous vous trouverez appelé à une nouvelle carrière, car la dignité de primat de Germanie vous met à la tête du Collège des électeurs.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%"> Si vous restez à Rome, laissez faire à Alquier tout ce qui sera odieux, et restez neutre. Je ne veux pas prendre les États temporels du Pape, mais je veux des satisfactions pour la menace qu’on m’a faite à Austerlitz de chasser mon ministre de Rome<sup>[^4]</sup>.<sup>[^5]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Napoléon a averti Pie VII, le 18 avril 1806, du rappel de Fesch. Alquier a aussitôt été nommé pour lui succéder obtenant sa première audience le 14 mai. [^2]:  Consalvi y protestait avec vigueur contre l’imputation d’exciter le peuple romain contre les Français. Voir n 11986. [^3]: Dalberg. [^4]: Allusion à la lettre du pape du 13 novembre 1805. [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 10239, d’après l’expédition communiquée par M. Du Casse (en minute aux Archives nationales, AF IV 869, mai 1806, n° 96).</body>
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