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CG6-12077.md| identifiant | CG6-12077.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/05/08 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Junot, commandant militaire de Parme et de Plaisance |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 12077. - </b>Au général Junot, commandant militaire de Parme et de Plaisance</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 8 mai 1806</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">
J’ai lu votre lettre. Je n’ai pu voir qu’avec la plus grande
peine votre conduite dans cette circonstance. Comment avez-vous pu
oublier l’immense supériorité que vous donne la confiance connue
que j’ai en vous, pour mettre aux arrêts un administrateur, un
préfet, qui a aussi ma confiance ?<sup>[^1]</sup>
Vous me connaissez assez pour savoir que je ne pèche point par trop
de complaisance pour mes amis. Je désire donc que vous fassiez les
premiers pas.
</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">
Le préfet, en venant travailler chez vous, par cela seul vous a
donné la plus grande marque de déférence. Il doit correspondre
avec le ministre, et c’est mon intention ; sans cela,
l’administration de Parme et de Plaisance deviendrait un chaos, et,
quelque bien que vous puissiez faire, je finirais par être mécontent
de vous. Parme doit suivre la marche générale qui est suivie dans
l’Empire.
</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">
Je pensais que vous aviez assez de tact pour ne point abuser ainsi de
votre autorité. Cela me blesse et fait tort à mon discernement.
Vous avez traité un préfet comme vous auriez pu faire un caporal de
votre garnison. Il y a là un défaut de tact et un oubli de
vous-même qui me paraît inconcevable. Ce que vous avez fait est
sans exemple. Je n’ai qu’un mot à vous dire : si cela
s’arrange à la satisfaction du préfet et du pays, je
l’oublierai ; sinon, je ne vous emploierai de ma vie dans
aucune affaire civile. Pendant tout ce temps, le service ira mal à
Parme. Je suis très fâché que vous ayez sacrifié le bien de mon
service à de vains prétextes. Tout ce que vous pourrez me dire ne
fera rien sur mon opinion. Vous avez eu tort, tort que je trouve
d’autant plus injuste que le préfet a envoyé des pétitions pour
demander un duché pour vous, démarche que j’ai trouvée très
inconvenante<sup>[^2]</sup>.<sup>[^3]</sup></p>
[^1]: Nardon.
[^2]: La minute comporte une phrase biffée : « Vous ne devez avoir d’aide de camp que ceux accordés. Vous n’avez pas le droit d’en prendre de votre propre convenance et en pays étranger. »
[^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 869, mai 1806, n° 54. </body> |
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