| identifiant | CG6-12040.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/05/03 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Lacuée, conseiller d’État |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 12040. - </b>Au général Lacuée, conseiller d’État</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 3 mai 1806</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">
Je vous envoie un projet de décret<sup>[^1]</sup>
que je vous prie de me remettre demain. Il me semble que, moyennant
cela, sans rien changer, j’aurai deux bons régiments, qui me
coûteront beaucoup moins qu’ils ne me coûtent aujourd’hui. Il
me semble qu’il y en a un dont l’uniforme est bleu ; il
conviendrait que l’autre fût blanc, d’autant plus qu’il est
bon de mettre de l’émulation dans ces corps.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">
Mon intention est de n’admettre que très peu de vieux soldats. La
jeunesse de Paris, avec de vieux sergents et caporaux sortant de
l’armée, sera suffisante. Il faudra déterminer l’époque où le
changement d’uniforme devra avoir lieu.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">
Si vous croyez que, sans une grande augmentation de dépense, ou
puisse porter chaque bataillon à six compagnies au lieu de cinq,
proposez-moi ce changement, car un chef de bataillon pour cinq
compagnies est un peu trop cher.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">
Je désire que ces troupes soient organisées comme les autres, parce
qu’en cas de guerre un peu considérable, on les ferait marcher à
l’armée. La gendarmerie, les dépôts, et, au pis-aller, la
bourgeoisie elle-même, pourvoiraient très bien momentanément au
service. Il faudrait que la municipalité de Paris n’eût pas, tout
compris, plus de 1 500 000 francs à payer, qu’elle
verserait par douzièmes, à raison de 125 000 francs par mois,
dans la caisse des corps.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">
Je vous envoie également un projet du ministre pour les semestres.
Mon projet serait de tenir l’armée à peu près au complet de
guerre, car 100 hommes par compagnie ne sont pas trop, et de donner
des semestres pendant onze mois à la moitié des officiers et
sous-officiers, et même à la moitié des soldats. Cela me devrait
faire une économie tout aussi forte que de donner des semestres de
six mois et de n’en donner qu’au huitième, comme nous avons fait
les années passées. Cette méthode, d’ailleurs, est celle de nos
ennemis, et en cela elle nous oblige : il est vrai de dire que
les Autrichiens et les Prussiens, donnant des semestres d’un an,
rappellent les semestriers bien plus vite que nous ne pouvons faire
une nouvelle levée de conscrits et gagnent deux mois sur nous pour
se trouver en état. L’appel ensuite des conscrits, qui ne peut se
faire qu’en trois mois de temps, servirait à entretenir les dépôts
et à compléter la différence des semestriers qui ne joindront pas,
et à entretenir le corps au pied de guerre au premier événement.
Par ce principe, l’effectif d’une compagnie, en temps de guerre,
devrait être au moins de 120 à 130 hommes ; l’effectif en
temps de paix, de 100 hommes, dont la moitié chez eux et l’autre
moitié au corps. Au lieu de 100 hommes, on pourrait mettre 90
hommes, afin que cela coûtât un peu moins.<sup>[^2]</sup></p>
[^1]: Sur la transformation de la garde municipale en « garde de Paris ».
[^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 869, mai 1806, n° 12.</body> |
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