CG6-11546.md

identifiantCG6-11546.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/02/25 00:00
titreNapoléon au général Junot, commandant militaire de Parme et de Plaisance
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 11546. - </b>Au général Junot, commandant militaire de Parme et de Plaisance</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 25 février 1806</h2><p>Je reçois vos lettres du 18 février. Je ne comprends pas comment il peut y avoir de l’incertitude sur vos pouvoirs ; le décret est précis. Vous avez des pouvoirs extraordinaires ; cela est très nécessaire dans ces moments-ci. Tous les sujets que vous demandez de France pour préfets vous seront envoyés.</p><p>Je vous ai déjà écrit de faire arrêter les trois individus dont vous vous plaignez, et de les envoyer à Paris. Vous pouvez suspendre les fonctionnaires qui se conduiraient mal, même les juges. Je confirmerai vos arrêtés et les destituerai sur-le-champ.</p><p>Je ne sais comment ce qui concerne le garde-meuble de Parme n’est point réglé. Faites venir Salmatoris à Parme, cela le regarde comme conservateur des biens de la Couronne Au-delà des Alpes. Écrivez-lui de venir vous voir, et de faire arranger le palais pendant la campagne. Je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’il serve au gouverneur général en mon absence. </p><p>J’ai vu avec plaisir que Mezzano avait été brûlé, et que les commissions militaires font de sévères exemples. Toutes vos lettres sont datées de Parme ; quand en recevrai-je de Bardi, de Borgo-di-Taro et des différents points de l’Apennin ? Vous dites qu’il vous faut des compagnies de gendarmerie de plus, et vous ne me dites pas ce qu’il vous en faut encore, et les lieux où vous voulez les placer. Ne m’écrivez jamais des choses vagues. Quand j’aurai reçu ces détails, je ferai partir sur-le-champ les compagnies dont vous avez besoin. Ne faites rien sans me consulter. </p><p>Je ne sais pourquoi le 67<sup>e</sup> n’est pas encore arrivé à Gênes. Si cela dépendait de vous, envoyez-le sur-le-champ.<sup>[^1]</sup></p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 868, février 1806, n° 148.</body>