CG6-11455.md

identifiantCG6-11455.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/02/14 00:00
titreNapoléon à Maximilien Ier Joseph, roi de Bavière
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 11455. - </b>À Maximilien I<sup>er</sup> Joseph, roi de Bavière</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 14 février 1806</h2><p>Le maréchal Berthier vous fera connaître les ordres que j’ai donnés pour l’occupation d’Ansbach. Le roi de Prusse a été assez mal conseillé pour ne ratifier le traité de Vienne qu’avec des conditions, des <i>mais,</i> des <i>si</i> et des <i>car.</i></p><p>M. Laforest, mon ministre, n’a accepté l’échange des ratifications que sous mon approbation. Je ne l’ai pas approuvé, et, dès ce moment, ce traité est devenu nul. Cependant l’armée prussienne a occupé le Hanovre. J’ai, en conséquence, ordonné qu’on occupât Ansbach.</p><p>La Prusse avait la prétention de prendre possession du Hanovre et de ne nous donner ni Ansbach ni Clèves. M. de Haugwitz a signé hier un traité dans lequel il est stipulé qu’Ansbach sera occupé par les troupes françaises le même jour que le Hanovre le sera par les troupes prussiennes ; et, comme elles sont entrées en Hanovre, je suis donc autorisé à faire occuper Ansbach. Les Prussiens voulaient les villes hanséatiques. Je leur ai fait connaître catégoriquement que je n’y consentirais jamais, à moins qu’ils ne cédassent Bayreuth à la Bavière, et je prévois qu’un jour ou l’autre cela finira de cette manière. J’attache quelque prix à jeter la Prusse dans le Nord.</p><p><br/> </p><p><br/> </p><p><i>P.S.</i> Cette lettre est pour vous seul.<sup>[^1]</sup></p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 868, février 1806, n° 62.</body>