CG6-11396.md

identifiantCG6-11396.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1806/02/05 00:00
titreNapoléon à Auguste-Amélie, vice-reine d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 11396. - </b>À Auguste-Amélie, vice-reine d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 5 février 1806</h2><p>Ma fille, j’ai appris avec plaisir que vous êtes arrivée en Italie et assez bien portante pour pouvoir encore faire le voyage de Venise ; mais ce qui m’a été tout à fait sensible, c’est de voir dans votre lettre les assurances du bonheur dont vous jouissez. Je prends un intérêt bien grand à toute votre vie, vous en êtes persuadée, et je ne me suis point trompé en espérant que vous seriez heureuse avec Eugène. Croyez bien que, si je n’avais pas eu cette opinion, j’aurais, dès le moment que je vous aurais connue, sacrifié mon intérêt politique à vos convenances. </p><p>Votre lettre, ma bonne et aimable Auguste, est pleine de ces sentiments délicats qui vous sont propres. J’ai ordonné qu’on vous arrangeât une petite bibliothèque. Perfectionnez votre éducation en lisant beaucoup de bons livres, afin d’être tout à fait parfaite. </p><p>J’imagine que madame de Wurmb est avec vous<sup>[^1]</sup>. J’espère que l’Impératrice vous envoie des modes, et que vous me direz aussi ce que je puis vous envoyer qui vous assure que je m’occupe de vous, et de tout ce qui peut vous être agréable à vous et à Eugène.</p><p>Reposez-vous. Il y a ici beaucoup de maladies ; je ne sais pas s’il y en a autant en Italie.</p><p>Je finis, ma fille, en vous recommandant mon peuple et mes soldats ; que votre bourse soit toujours ouverte aux femmes et aux enfants de ces derniers ; vous ne pouvez rien faire qui aille plus à mon cœur.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Ancienne gouvernante de la princesse, elle est devenue sa dame d’atours. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9759, d’après l’expédition communiquée par M. Planat de la Faye.</body>