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CG6-11335.md| identifiant | CG6-11335.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/01/27 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joseph, lieutenant de l’Empereur, commandant en chef l’armée de Naples |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 11335. - </b>À Joseph, lieutenant de l’Empereur, commandant en chef l’armée de Naples</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 27 janvier 1806</h2><p>Je
suis arrivé hier soir à Paris. J’ai présidé mon conseil ce
matin. J’ai été indigné de la mauvaise direction que M.
Barbé-Marbois a donnée à mes finances. Je lui ai ôté le
portefeuille. J’ai nommé le conseiller d’État Mollien pour le
remplacer. Je n’ai qu’à me louer de tout ce que vous avez fait
pendant le temps que vous êtes resté à Paris ; recevez-en mes
remerciements, et, comme un gage de ma satisfaction, mon portrait,
que je vous enverrai par le premier officier que je vous expédierai.</p><p>Prenez
le ton convenable à l’armée. Ne souffrez pas de voleurs. J’espère
que vous serez content de Masséna ; si vous ne l’étiez pas,
renvoyez-le. Il paraît que la reine de Naples<sup>[^1]</sup>
a envoyé de l’argent ici pour tâcher de corrompre. Ne vous
laissez amuser par rien. Je compte que, dans la première semaine de
février, vous entrerez dans le royaume de Naples. Ne laissez point
Saliceti voler.</p><p>J’ai
aujourd’hui à dîner la princesse Julie et ses enfants. Ne doutez
jamais de mon amitié.</p><p>Je
vous ai, je crois, déjà dit que mon intention est de mettre le
royaume de Naples dans ma famille. Ce sera, ainsi que l’Italie, la
Suisse, la Hollande et les trois royaumes d’Allemagne, mes états
fédératifs, ou véritablement l’Empire français<sup>[^2]</sup>.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p><br/>
</p><p>P. S. Je
reçois, au moment même, une lettre de la reine de Naples du 8
janvier, où elle demande quartier. Je n’y réponds pas ; ne
répondez pas à celles qu’elle vous écrira. Si elle vous envoie
quelqu’un, faites-lui dire que vous avez ordre d’occuper Naples ;
qu’après plusieurs violations du traité je ne puis plus me fier à
ses promesses.<sup>[^3]</sup></p>
[^1]: Marie-Caroline.
[^2]: On voit apparaître ici la notion du Grand empire.
[^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 868, janvier 1806, n° 80.</body> |
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