| identifiant | CG1-0152.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1794/02/25 00:00 |
| titre | Napoléon à Maignet, représentant du peuple |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 152. - </b>À Maignet[^1], représentant du peuple</h1><p style="text-align: center; margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Port-la-Montagne, 7 ventôse an II [25 février 1794]</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p>Je n’ai reçu qu’aujourd’hui ta lettre du 30 pluviôse ; je t’envoie sur-le-champ ce que tu demandes.</p><p>Tout ce qui est porté à la colonne des changements est ordonné et l’on y travaille à force. Avant la belle saison, je ferai une nouvelle inspection. La défense de la côte avait été jusqu’ici livrée à des architectes qui avaient de la bonne volonté, mais non pas des connaissances militaires.</p><p>La côte du département des Bouches-du-Rhône s’étend depuis les bouches du Rhône jusqu’à la très hypothétique; si tu désires le reste des côtes, je te les enverrai à la fin de ma tournée à Nice.</p><p>Il y a, à Marseille, le citoyen Sugny[^2], directeur d’artillerie, qui te donnera toutes les connaissances de détails et d’exécution que tu pourrais désirer.</p><p>Il y a le citoyen Ponge[^3], ingénieur du département, que j’ai chargé du détail de l’exécution de tous les changements qui sont en maçonnerie et pour les fours à réverbère.</p><p>Après que les changements que j’ordonne seront exécutés, tu peux être sûr que la côte sera sur un pied plus respectable que jamais.</p><p>Le personnel a été réglé par un arrêté de tes collègues. Il souffre un peu de confusion parce que les marins ont été rappelés au service de la marine. Les bons canonniers deviennent rares. Fais, je t’en prie, prendre cela en considération à la Convention. L’on ne saurait assez faire attention à cette partie essentielle de l’armée.</p><p>Si tu as besoin de moi, tu m’écriras à Nice, pour où je pars dans l’instant.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Buonaparte</i></h3><p style="text-align: right; margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm"><br/> <br/> </p> [^1]: <span></span>Étienne Christophe Maignet (1758-1834), député à la Convention, chargé de mission dans Bouches-du-Rhône et le Vaucluse du 29 décembre 1793 au 13 août 1794, pour organiser le gouvernement révolutionnaire<i>.</i> [^2]: <span></span>Jean-Marie Vital de Sugny (1753-1821), entré dans l’armée en 1771, il participe au siège de Toulon et est nommé directeur d’artillerie à Marseille en février 1794. Chef de brigade d’artillerie en 1795, chef d’état-major de l’artillerie de l’armée d’Italie, il prend le commandement de cette arme entre mai et septembre 1796. Il est nommé général de brigade en février 1797 puis commande l’artillerie de Baraguey d’Hilliers à Venise. Cette lettre pourrait avoir été adressée de Nicolas Marie Songis des Courbons<font size="2" style="font-size: 10pt"><b> </b></font><font size="2" style="font-size: 10pt">(1761-1810), directeur du parc de siège sous Bonaparte à Toulon (1794), chef de bataillon d’artillerie (1795), il sert ensuite à l’armée d’Italie. Bonaparte le nomme chef de brigade (15 août 1796), grade confirmé par le Directoire (14 septembre).</font> [^3]: Ponge, ingénieur du département des Bouches du Rhône, chargé de l’exploitation des Domaines nationaux de Marseille. [^4]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 137.</body> |