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CG6-11255.md| identifiant | CG6-11255.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1806/01/04 00:00 |
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| titre | Napoléon à Charles-Frédéric, électeur de Bade |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG6</i> - 11255. - </b>À Charles-Frédéric, électeur de Bade</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Munich, 4 janvier 1806</h2><p>Mon
frère, j’ai été extrêmement touché de tout ce que m’a dit M.
de Thiard<sup>[^1]</sup>.
Votre Altesse peut être persuadée que je saisirai toutes les
occasions de lui être agréable. La reine de Bavière m’a fait
connaître que le prince Charles se trouvait contrarié et malheureux
des liaisons que le désir de resserrer les liens qui nous unissent
m’ont fait concevoir<sup>[^2]</sup>.
Mon premier désir est de ne rien faire que ce qui pourra contribuer
à la satisfaction du prince Charles, et les idées que j’ai
conçues ne me seront chères que lorsqu’elles pourront se
concilier avec ses inclinations et son bonheur.</p><p>Il
me reste à vous recommander le prince Louis<sup>[^3]</sup>.
J’avais eu l’intention de le comprendre nominativement dans un
des articles du traité qui concernent votre Maison ; mais j’ai
voulu laisser à votre cœur paternel le soin de lui assurer un rang
digne de sa naissance, et qui le mette ainsi dans une position à
avoir une existence heureuse, qui est le but auquel tendent tous les
efforts des princes comme des autres hommes. Je vous prie de ne
jamais douter de mon amitié, et du plaisir que j’aurai à vous en
donner des preuves dans toutes les circonstances.<sup>[^4]</sup></p><h3 class="style-titre-4-western" data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Chambellan de l’empereur, il avait suppléé Massias, l’ambassadeur en titre, lors des dernières négociations avec le Bade.
[^2]: L’union entre Eugène et Auguste avait fait rompre un projet de mariage de cette dernière avec le prince héritier de Bade, Charles-Louis-Frédéric. La jeune reine Caroline de Bavière, sœur du prince, avait déclaré à Napoléon que ce dernier en était très malheureux. C’était surtout leur mère, la margrave Amélie, qui tentait d’empêcher un mariage français. Charles de Bade allait finalement épouser Stéphanie de Beauharnais, en avril 1806.
[^3]: Fils cadet de l’électeur, oncle du prince héritier, il était venu à Paris pour assister au sacre et s’était fait apprécier de Napoléon.
[^4]: Expédition, Bad Generallandesarchiv (Karlsruhe) FA Pers. 5 Nr.21.</body> |
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