| identifiant | CG1-0148.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1794/02/12 00:00 |
| titre | Napoléon aux Représentants du peuple |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 148. - </b>Aux Représentants du peuple[^1]</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="text-align: center; margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Marseille, 24 pluviôse an II [12 février 1794]</h2><p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm">Par des ordres réitérés du ministre, j’ai mis à la disposition des transports militaires :</p><table cellpadding="1" cellspacing="0" width="494"> <col width="492"/> <tr> <td style="border: none; padding: 0cm" width="492"><p style="margin-top: 0cm"> 60 milliers de poudre pour Bayonne ;</p> </td> </tr> <tr> <td style="border: none; padding: 0cm" width="492"><p style="margin-top: 0cm"> 60 milliers de poudre pour Nice ;</p> </td> </tr> <tr> <td style="border: none; padding: 0cm" width="492"><p style="margin-top: 0cm"> 30 milliers de poudre pour Perpignan.</p> </td> </tr> <tr> <td style="border: none; padding: 0cm" width="492"><p style="margin-top: 0cm"> 150 milliers ; pris à Saint-Chamas et au Port la Montagne.</p> </td> </tr> </table><p>Cette place se trouve donc absolument dépourvue ; j’ai instruit le ministre qu’il était indispensable de destiner le produit de la fabrique de Saint-Chamas pendant plusieurs mois pour l’approvisionnement de cette place.</p><p>Il est donc impossible de fournir 50 milliers de poudre à la marine.</p><p>Marseille et Antibes sont absolument dépourvues. Je viens d’ordonner au Port-la-Montagne que l’on donne provisoirement dix milliers de poudre à la marine, afin que les travaux de l’artifice ne soient pas suspendus, il est indispensable que pendant cet intervalle vous obteniez du Comité de salut public que l’on fasse passer des poudres de ce côté-ci pour les besoins de la marine.</p><p>Les pierriers dont nous nous servons aux sièges et pour la défense des places ne sont point propres à la marine.</p><p>Je ferai faire la recherche d’espingoles[^2] dont nous ne nous servons plus.</p><p>Il n’y a point de mousquetons.</p><p>Il sera impossible d’avoir des pistolets de calibre.</p><p>Les obus de 6 pouces dont nous nous servons sur terre, ayant quatre lignes de moins de vent, ne peuvent pas servir pour les caronades, pour lesquelles l’on ne s’est servi jusqu’à présent que de mitraille et de boulets de 36.</p><p>Si la marine persiste à se servir d’obus, je viens de donner l’ordre pour que l’on en mette 780 à sa disposition.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Buonaparte</i></h3> [^1]: Saliceti, Ricord, Augustin Robespierre. [^2]: Gros fusils court, à canon évasé. [^3]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 137.</body> |