CG1-0097.md

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titreNapoléon à Destinataire incertain
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 97. - </b>Destinataire incertain[^1]</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">[mi-octobre 1793][^2]</h2><p style="margin-top: 0cm">J’ai donné des ordres pour faire partir les mulets à bâts qui sont à disposition pour le port de Manosque. Je ne puis pas te dissimuler que cette manière de confondre les services est contre le bon ordre et le bien de la chose publique. Je n’ai conservé, dans tous ces différents parcs, que le tiers des chevaux nécessaires au service de l’artillerie, pour raison de la pénurie de fourrage. J’en ai licencié plus de 1 500 ; il n’est donc plus possible, quelque chose qui dut en arriver et quelques pressants que fussent les besoins, que je distraie l’attelage de l’artillerie pour le service de n’importe quelle partie. Les régisseurs de vivres n’agissent qu’au hasard, ne calculent jamais ; si j’eusse obtempéré à leurs réquisitions et aux ordres qu’ils m’ont fait donner les représentants du peuple et les généraux, je n’aurais pas encore une pièce en batterie.</p><p style="margin-top: 0cm">Je devrais faire partir 100 000 cartouches sur les mulets à bats pour Nice ; voila donc retardé de plusieurs jours. Tu sais que les chemins sont impraticables en voiture. Tu sens qu’en retardant de pareils convois je dérange des mesures qu’il est de mon devoir d’accélérer; ainsi, je t’en préviens, Marseille dut-il mourir de faim, je ne souffrirai pas que les approvisionnements de siège soient retardés d’un instant.</p><p style="margin-top: 0cm">L’artillerie n’a que très peu de chevaux ; les vivres en ont une très grande quantité; si elle n’est pas assez forte, ils peuvent l’augmenter. L’artillerie qui est à Marseille appartient aux côtes, aux armées dont cette ville est l’entrepôt ; elle ne doit donc pas être employée tout pour Marseille.[^3]</p><p style="margin-top: 0cm; "> <br/> </p> [^1]: Gassendi ou Perrier qui tour à tour dirigent l’arsenal de Marseille. Bonaparte ne tutoie ni l’un ni l’autre dans ses lettres de service. [^2]: Cette lettre sans lieu ni date est probablement de mi octobre 1793, voir ci-dessus, n° 93, note 1. [^3]: <span></span>Minute autographe d’après photographie, Jacques Arnna,<i>Pages de l’épopée impériales recueillies par André de Coppet</i>, Tours, 1952, n° 6-2, p. 30.</body>