| identifiant | CS_Hinard_48.md |
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| fait partie de | lettres_soldats |
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| est validé | oui |
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| date | 1807/01/07 00:00 |
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| titre | Sous-lieutenant François Hinard à son épouse Rosalie Passelais |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-HINARD</i> - 48 - </b>Sous-lieutenant François Hinard à son épouse Rosalie Passelais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Varsovie, le 7 janvier 1807</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Chère Rosalie, j’emploie les premiers moments de mon repos à te donner de mes nouvelles : je vais te détailler toutes les circonstances de mon voyage depuis mon départ de Rothenbourg. Ma dernière, que tu as dû recevoir datée de Schweinfurt[^1], t’annonçait notre entrée en campagne. Le 5 octobre, nous reçûmes l’ordre de nous mettre en marche et après avoir traversé les gorges de la Saxe, nous joignîmes l’ennemi le 10 à Saafeld[^2] : il était en bataille dans une petite plaine devant la ville et nous attendait au sortir d’une gorge. Les 9<sup>e</sup> et 10<sup>e</sup> régiments de hussards soutinrent le feu de son artillerie tandis que notre division se déployait[^3]. Mais après différentes charges, la victoire ne fut plus incertaine ; nous les fîmes passer la rivière sans bateau, et parmi les victimes de cette affaire se trouve le Prince Louis, neveu du Roi de Prusse[^4]. Nous nous emparâmes de la ville, d’une partie de leur artillerie et leur fîmes beaucoup de prisonniers[^5]. Nous continuâmes à marcher à leur poursuite jusqu’à Iéna, où, le 13, nous les forçâmes à abandonner les retranchements qu’ils avaient établis sur le sommet des montagnes. Dans la journée et dans la nuit notre armée se réunit, et le 14 au point du jour, on les attaqua. L’armée ennemie était dans une vaste plaine au nombre de cent et quelques mille hommes : le feu s’engagea de part et d’autre et dura sans discontinuer au moins huit heures d’horloge. L’ennemi tenait bon, mais ne nous rebutant pas de son feu, nous fonçâmes à la baïonnette et ébranlâmes ses colonnes. La cavalerie, profitant de ce moment, chargea, les mit en pleine déroute, et les tailla en pièces : des milliers de Prussiens furent faits prisonniers, d’autres périrent sur le champ de bataille, et les débris de leur armée prirent la fuite abandonnant toute leur artillerie[^6].</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Le lendemain, un autre corps d’armée les battit encore[^7] ; partout où nos colonnes les rencontrèrent, ils furent battus. Ils se retirèrent à grande force sur Magdebourg[^8]et brûlèrent le pont de Dessau sur le fleuve l’Elbe. Notre régiment a eu dans cette affaire 495 hommes hors de combat, du nombre desquels fut mon colonel qui reçut un biscayen à la main gauche et dont il est bien rétabli. L’armée ennemie s’était retirée sur trois points différents, savoir : Magdebourg, Berlin et Custrin[^9]. Nos corps d’armée les y poursuivirent sans relâche, et partout où notre armée les rencontra, ils furent battus, et faits prisonniers : Berlin[^10], Magdebourg[^11], Wittenberg, Spandau[^12], Prenzlau[^13], Stettin[^14], Custrin[^15], Thorn[^16], etc., places fortes, furent prises, et l’ennemi, ou pour mieux dire la poigné de Prussiens restants, se retira en Pologne dans les places fortes de Graudenz[^17] et Koenisberg[^18], qui en ce moment viennent de capituler[^19].</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Après que l’armée française eut passé l’Elbe, notre maréchal ordonna qu’il serait établi un dépôt du 5<sup>e</sup> corps d’armée dans la ville de Wittenberg[^20] et que tous les équipages des régiments, les chevaux inutiles à l’armée et les hommes ne pouvant s[ou]tenir la marche resteraient. Je reçus donc l’ordre de m’y rendre avec mon caisson et les équipages du régiment, et y restai jusqu’au 5 novembre, qu’un nouvel ordre ordonna au dépôt du 5<sup>e</sup> corps d’armée de se rendre à Stettin, ville de commerce sur l’Oder (fleuve) à 10 lieues de la mer, 40 lieues au-delà de Berlin. J’y arrivai le 13 du même mois sans avoir passé dans la capitale, ne se trouvant pas sur ma route. Le 22 en suivant, nous reçûmes l’ordre de nous diriger sur la ville de Thorn. Je me vis encore forcé de me mettre en route sans avoir pu avoir la douce consolation de te donner de mes nouvelles. Les postes étaient à la suite de l’armée, et comme pour notre marche, nous tenions une route toute différente à celle que couraient les postes. Je ne pus en rencontrer. Ma douleur n’était pas peu grande. J’ignorais l’état de ta santé et de notre famille ; je ne pouvais te tirer d’inquiétude, et avec toutes celles-ci, j’avais celles d’être exposé peut-être à être pillé ou arrêté par quelque corps prussien retiré dans les bois par où je passais. Enfin, je marchais vers Thorn et arrivais à Bromberg[^21] à 12 lieues de cette ville, où je sus que Thorn était encore au pouvoir des Prussiens ; là, je reçus une lettre de mon colonel qui m’engageait à joindre le régiment au plus tôt, le régiment ayant un besoin pressant des effets que je conduisais. J’étais à 64 lieues de Stettin et j’avais encore 56 lieues à faire pour arriver à Varsovie, capitale de Pologne, où s’était dirigée l’armée. Mes craintes alors redoublèrent, la Vistule (fleuve) m’était coupée, l’ennemi en gardait tous les points principaux et chaque jour passait sur la rive gauche pour voler et piller tous les convois qui se dirigeaient en Pologne. Je pris la résolution avec le vaguemestre du régiment qui était avec moi, sous l’escorte d’un détachement de soixante hommes que nous avions, de marcher toujours à huit et dix lieues de la rivière. Et malgré les mauvais temps, la pluie, les neiges, les bois, joints au mauvais pays, car la Pologne n’est que misère, nous arrivâmes à bon port à Varsovie le 14 décembre[^22]. Le colonel ne fut pas plus surpris que de me voir et de me savoir arrivé sans aucunes avaries, car le bruit s’était répandu, et avait même été certifié, que j’avais été fait prisonnier et mes équipages volés devant la ville de Thorn par les Prussiens. Il me fit un grand accueil et me dit qu’il était satisfait de mon arrivée, qu’il avait besoin de moi et que je ne le quitterais plus, quoiqu’il m’eût, lui-même, ordonné à Wittenberg de rester jusqu’à nouvel ordre et d’avoir un grand soin du caisson qu’il avait confié à ma garde. Je lui témoignais la satisfaction que j’aurais d’être toujours prêt de lui, et d’être constamment à ses ordres : il m’invita à seconder l’officier payeur dans ses travaux et me fit loger près de lui. J’y ai été huit jours constamment à travailler jour et nuit pour régler les comptes du régiment qui ne l’avaient pas été depuis notre départ de Rothenbourg et quoique j’eusse pu me livrer au doux plaisir de t’écrire, et ce que je fis. Je ne pus trouver le moment d’aller moi-même à la poste, espérant qu’au premier jour, je serais libre et pourrais m’y donner avec double plaisir.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Le 21 nous passâmes la revue de l’Empereur, et ce jour me donne le plus doux et le plus consolant espoir de me rapprocher de toi. Mais, ma bonne Rosalie, comme depuis un quart d’heure tu lis ma lettre et que tu ignores que c’est un officier qui t’écrit, il faut que je te fasse part de mon nouveau grade. Dans la revue dont [je] viens de te parler, l’Empereur remplaça les grades vacants et je lui fus proposé [par] le colonel, après qu’il m’eut interrogé sur le temps qu’il y avait que j’étais à [son] service, et après avoir pris connaissance du mémoire de proposition qui était [déjà] préparé d’avance, et que le colonel avait apostillé dans ces termes : « Ce jeune homme est brave et plein de courage et ses connaissances lui méritent l’emploi que je sollicite pour lui de Sa Majesté l’Empereur et Roi ». Il m’accepta et me fit recevoir lui-même à la tête du régiment.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Chère et tendre épouse, c’est à mon courage, c’est à ma conduite, j’ose le dire, que je dois cet avancement, et au chef qui nous commande. Et une preuve bien grande de son attachement à moi et de sa reconnaissance. C’est qu’il a mis son neveu de côté qu’il devait présenter et m’a présenté de préférence. Depuis ce moment, je reçus de sa part en société les témoignages les plus flatteurs et les plus grands éloges. Le 23, j’ai reçu ma lettre de nomination du Ministre. Nous devons donc ma bonne amie être satisfaits : ce grade me met dans une classe honorable et distinguée dans les circonstances présentes. Puisse la paix terminer tous les maux et les dissensions politiques et me ramener vers toi passer d’heureux jours que je ne puis goûter que dans ce temps-là. Reçois le plus tendre baiser de ton sincère époux, embrasse nos mères et les assure de mon éternel souvenir, nos chers enfants que je te recommande ; les choses les plus honnêtes et amicales à nos frères et sœurs, Passelais et son épouse, cousins et cousines etc. et que Dieu vous conserve à tous cette année et les suivantes la santé, et à celui qui ne la désire que pour vous presser un jour contre son cœur. Adieu chère et tendre Rosalie, je t’embrasse mille et mille fois et suis et serai jusqu’au dernier soupir,</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Hinard, sous-lieutenant[^23] </h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/></p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Ma bonne amie, déjà je t’entends d[ire] pourquoi ne t’ai-je pas écrit aussitôt ma nomination ? Écoute, et tu vas voir que j’ai payé cher les prémices de mon grade : les jours en suivant, il me fut [de toute] impossibilité de pouvoir écrire, la revue avait amené de l’ouvrage et le colonel me pria de le terminer, ce que je ne me fis pas dire deux fois. Mais le 25 à […], l’ordre arriva qu’il fallait partir et passer la Vistule (le fleuve) ; quel désespoir pour moi ! Nous prenons les armes, toute la division, et nous voilà partis. J’étais [comme je] le suis encore attaché à une compagnie comme sous-lieutenant et je suivis : nous marchâmes tout le reste de la nuit et tout le jour, et fûmes bivouaquer jusqu’ à 1 heure après minuit que nous nous remîmes en route, le temps était on ne peut plus mauvais. À midi le 26, notre division, excepté notre régiment [était en] avant et avait joint l’armée russe. Nous n’étions que quinze mille hommes, et ils étaient 50 mille. Quelques jours auparavant, ils avaient été battus et débusqués d’une position qu’ils occupaient sur une rivière, mais ici ils étaient en force et étaient sur un assez bon terrain, tandis que nos troupes étaient dans la boue jusqu’aux genoux : le feu commença, l’ennemi était supérieur en forces et se battait à toute outrance. L’impossibilité où se trouvait la division de faire aucunes manœuvres dans un si mauvais terrain leur fit supporter le feu de l’ennemi sans bouger, mais un des régiments, ayant voulu couper la ville à l’ennemi, ne put assez vite former le bataillon carré, et subit la charge de la cavalerie ennemie. Nous arrivâmes à [5] heures, on nous aspirait à grande force : nous déployions en arrière de la ligne, mais le maréchal voyant l’impossibilité de marcher fit battre la division dans la position où elle était jusqu’à dix heures du soir, et 15 mille Français forcèrent 50 mille hommes russes à abandonner le terrain et la ville dans la nuit[^24]. Il n’est pas possible de se faire une idée de la boue et du mauvais temps, nous avons été […] jours au bivouac sans paille, sans pain et dans la boue. Des hommes ont re[stés] sur la boue ne pouvant plus s’en arracher, d’autres sont morts de froid et de faiblesse, car il y avait trois jours que l’armée n’avait eu du pain. La Pologne ne pouvait plus payer et par où les Russes passent, ce qu’ils ne peuvent emporter, ils le brûlent, même le bled. Le 28, nous sommes entrés à Pułtusk, la ville que les Russes [avaient] évacuée, nous y avons été jusqu’au 2 janvier sans recevoir ni goûter une seule bouchée de pain tant la misère était grande. Le mauvais temps continuant, on ne pouvait plus bouger de part et d’autre, l’ennemi s’était retiré à 25 lieues et il y a eu une cession d’armes jusqu’au printemps. Nous sommes de retour à Varsovie, la misère commence à s’y faire sentir par le grand nombre de troupes. Tous les Coutançais se portent bien, il n’y a eu que Dupré de la rue d’Égypte qui a été blessé à l’affaire de Iéna ; j’ai fait passer Levée caporal[^25] dans ma compagnie, j’ai vu le jeune Boissel, il est à Varsovie. Je désire que pendant notre cession d’arme il y ait des arrangements que nous rentrions en France. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai reçu les 4 lettres et le petit mot au pied de celle à Girard ; elles m’ont enfin remis l’esprit tranquille ; la dernière je l’ai reçue aujourd’hui.[^26]</p>
[^1]: Schweinfurt en Basse-Franconie (Bavière), d’où le 5<sup>e</sup> corps d’armée du maréchal Lannes part le 6 octobre.
[^2]: Saalfeld où a lieu la première confrontation d’envergure entre les troupes françaises, commandées par le maréchal Lannes, et l’avant-garde prussienne du général Hohenlöhe dirigée par le prince Louis-Ferdinand, neveu du roi de Prusse Frédéric II, le 10 octobre 1806.
[^3]: « La canonnade n’a duré que deux heures : la moitié de la division du général Suchet a seule donné. La cavalerie prussienne a été culbutée par les 9<sup>e</sup> et 10<sup>e</sup> régiments de hussards » (<i>IIe Bulletin de la Grande Armée</i> en campagne en Prusse, 12 octobre 1806).
[^4]: Il est en effet tué d’un coup de sabre par le maréchal-des-logis Guindey du 10<sup>e</sup> régiment de hussards. Cette mort porte un coup dur au moral des troupes prussiennes.
[^5]: Les données officielles évoquent 1 000 prisonniers, 600 morts prussiens et 30 canons pris contre 172 soldats français tués ou blessés (<i>II<sup>e</sup> Bulletin de la Grande Armée</i> en campagne en Prusse, 12 octobre 1806).
[^6]: À comparer avec la version officielle : « La bataille d’Iéna a lavé l’affront de Rosbach […]. 300 000 hommes avec 7 ou 8 000 pièces de canon semaient partout la mort et offraient un de ces spectacles rares dans l’histoire. […] La victoire ne fut pas un moment incertaine. » (<i>V<sup>e</sup> Bulletin de la Grande Armée</i> en campagne en Prusse, 15 octobre 1806). Les chiffres officiels, issus de cette même source, évoquent 30 à 40 000 prisonniers, plus de 20 000 tués ou blessés, 60 drapeaux et 300 canons pris contre un peu plus de 1 000 morts et 3 000 blessés français.
[^7]: Il s’agit vraisemblablement du 4<sup>e</sup> corps, commandé par le maréchal Soult.
[^8]: « L’armée ennemie se retire à force sur Magdebourg ». (<i>XI<sup>e</sup> Bulletin de la Grande Armée</i> en campagne en Prusse, 19 octobre 1806).
[^9]: Actuelle Kosztryn (Pologne).
[^10]: Napoléon y fait une entrée solennelle le 27 octobre.
[^11]: La place forte se rend le 8 novembre.
[^12]: La forteresse se rend le 25 octobre.
[^13]: Les troupes de Joachim Murat y vainquent les Prussiens le 28 octobre, entraînant la reddition du prince Auguste de Prusse et du général Hohenlohe et la capture de 17 000 prisonniers.
[^14]: Stettin, ou Szczecin en Pologne, à proximité immédiate de la frontière allemande, place de commerce importante de la Pologne. La ville est définitivement acquise aux Français le 31 octobre.
[^15]: Custrin se rend début novembre après le siège du maréchal Davout.
[^16]: Actuelle Toruń, ville d’étape polonaise des lignes de communication impériales et un temps quartier général de l’Empereur.
[^17]: Actuelle Grudziądz.
[^18]: Actuelle Kaliningrad, dans l’oblast russe de Kaliningrad.
[^19]: La suspension des combats, signée le 17 novembre, n’a pas été ratifiée par le roi de Prusse sous prétexte que les Russes, qui occupaient une partie de la Prusse, l’en empêchaient.
[^20]: Les premières troupes du maréchal Davout y pénètrent dès le 20 octobre. Il est difficile de mieux dater cet ordre. Le <i>XXVIII<sup>e</sup> Bulletin de la Grande Armée</i> en campagne en Prusse, du 7 novembre 1806, précise que « on a formé à Dresde et à Wittenberg un équipage de siège pour Magdebourg ».
[^21]: Actuelle Bydgoszcz en Pologne.
[^22]: Le 5<sup>e</sup> corps du maréchal Lannes y était arrivé depuis la fin du mois de novembre
[^23]: Hinard a été nommé sous-lieutenant par décret impérial du 21 décembre 1806.
[^24]: Ce que Hinard décrit comme une terrible défaite russe est en fait le récit de la brillante manœuvre par laquelle le commandement russe a réussi à sauver toute l’armée russe d’un désastre assuré, en organisant une retraite maîtrisée, de nuit, de l’autre côté de la Vistule, pour échapper à une manœuvre d’encerclement française. Cette réussite des coalisés, que les bulletins ont aussi décrite comme une défaite russe, n’a cependant pas été très agréable à vivre pour les soldats, obligés de ne pas même se retourner pour tirer lorsqu’ils étaient poursuivis, mais de marcher au plus vite. Une fois l’évacuation accomplie, les Russes purent imposer une prolongation de la campagne, qui, sinon, eût été rapidement terminée. La cessation des hostilités est une pratique courante en hiver, surtout dans un tel pays si pauvre en ressources, mais constitue pour Napoléon un contretemps fâcheux.
[^25]: Pierre Levée (1783), conscrit de l'an X, il ne sera caporal qu'en 1808. Il est mis à la retraite en 1810 (SHD/GR, 21YC 350).
[^26]: Collection Martin Jaillet.</body> |
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