| identifiant | CG1-0078.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1793/04/19 00:00 |
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| titre | Napoléon à Quenza, commandant de la place de Bonifacio |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 78. - </b>À Quenza[^1], commandant de la place de Bonifacio</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/>
</p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ajaccio, 19 avril 1793</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-top: 0cm">La poste de Bonifacio
n’est pas encore arrivée. Celle de Corte ne nous porte aucune
nouvelle intéressante.</p><p style="margin-top: 0cm">Saliceti[^2]
est arrivée à Corte. Il y est resté un jour, et puis il est parti
pour Bastia. Demain je monte à cheval pour me porter à Bastia. Il
doit y avoir deux bataillons de supprimés[^3].
J’espère que le nôtre restera en pied. Je vais travailler pour
cet effet avec toute la chaleur dont je suis capable. J’espère que
les affaires s’arrangeront et que les commissaires[^4]
marcheront d’accord avec le général Paoli[^5].
Celui-ci vient de publier une circulaire aux districts où il prêche
la concorde. Il se plaint beaucoup de Volney[^6].
Vous savez que nous n’avons pas lieu de nous en louer.</p><p style="margin-top: 0cm">Écrivez-moi à Bastia.
Mettez en exécution ce que je vous ai écrit l’autre jour.</p><p style="margin-top: 0cm">Luccioni est avec moi, de
la compagnie Ottavi. Je pense qu’il serait politique d’accepter
Piciafoco, afin de finir la question du sergent que l’on a nommé
et qui est un mauvais sujet. Le général, qu’il a été voir à
Corte, le recommande par une lettre à son capitaine.</p><p style="margin-top: 0cm">Les nouvelles de France
sont assez bonnes, et il est à espérer que nous repousserons les
efforts de l’Europe entière.</p><p style="margin-top: 0cm">Je vous embrasse.<sup> </sup>
</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Buonaparte</h3><p style="margin-top: 0cm">Mille choses à Robaglia,
au vieux Gabriel[^7]
et à tout le monde.[^8]</p><p style="margin-top: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: <span></span>Jean-Baptiste Quenza (1741-1802), député du tiers-état pour la
juridiction de Bonifacio à l’assemblée des Etats de 1789,
premier lieutenant-colonel du 2<sup>e</sup>bataillon de volontaires
en 1791, on le retrouve plus tard, en compagnie de Napoléon lors
des événements de 1792 et lors de l’expédition de Sardaigne de
1792-1793. Il rejoint ensuite les paolistes, commandant un bataillon
anglo-corse à Corte puis la place de Bonifacio (avril 1793). Il
prend part, en 1799, à l’insurrection du Fiumorbo et mourra à
Toulon en 1802.
[^2]: Antoine Christophe Saliceti (1757-1809), député du tiers-état
corse aux Etats généraux, il est d’abord proche de Paoli qui
favorise son élection à la Convention. Il s’en sépare ensuite
et doit fuir l’île de Beauté dont il a été procureur syndic
(1791-1792). Représentant en mission dans le sud de la France, il
aurait favorisé la carrière de Bonaparte qu’il rejoint ensuite
en Italie, comme commissaire du Directoire. Il rentre à Paris après
son élection aux Cinq-Cents (avril 1797). Il est alors un des
organisateurs du coup d’Etat de Fructidor.
[^3]: Sur proposition de Saliceti la Convention a dissous les bataillons
de volontaires Corse et les a remplacés par des bataillons de
chasseurs soldés par le gouvernement. La mesure entre en vigueur
les 18 et 20 avril.
[^4]: Les conventionnels Saliceti, Lacombe Saint-Michel et Delcher sont
arrivés en Corse le 6 avril 1793.
[^5]: Paoli a été mis en accusation par la Convention depuis le 2 avril.
La nouvelle n’est connue en Corse que le 18. Bonaparte semble
encore l’ignorer.
[^6]: Volney, partant pour Paris, est devenu très défavorable à Paoli.
[^7]: <span></span>Philippe
Gabrielli [dit Gabriel], capitaine du 2<sup>e</sup>bataillon de
volontaire Corse.
[^8]: <span></span>Expédition autographe [photographie catalogue de vente], Jacques
Arnna,<i>Pages de l’épopée impériale</i><i>par André de
Coppet,</i>Tours, 1952, p. 4, n° 21 (Vente André de Coppet,
Sotheby’s, Londres 14 mars 1955, n° 202 ; J. Arnna, Drouot
12 mai 1960, n° 82 ; Th. Bodin, Million, Drouot, 16 décembre
1992, n° 154).</body> |
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