CG1-0071.md

identifiantCG1-0071.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1792/10/18 00:00
titreNapoléon au lieutenant Nunzio Costa
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 71. - </b>Au lieutenant Nunzio Costa</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ajaccio, 18 octobre 1792</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm">Mon cher Costa, j’ai appris avec le plus grand plaisir, mais sans surprise, le vif désir que vous aviez de m’embrasser ; je vous assure que le mien n’est pas moindre. Vous connaissez assez mes sentiments pour vous. Votre capitaine m’a exposé succinctement tous les motifs de plainte que vous pouvez avoir ; j’espère qu’à l’avenir, ils ne se représenteront plus et que l’on ne fera plus d’injustice à personne. Pour cette fois encore, une lettre de Robaglia[^1] annonce à Bonelli que les vivres n’arriveront que samedi. Dites à vos volontaires que c’est la dernière fois que pareille chose arrive, que dorénavant je serai là et que toute chose marchera comme il faut.</p><p style="margin-top: 0cm">J’aurais voulu me rendre promptement à Bonifacio pour mettre ordre à tout, mais le général[^2] me fait demander et je suis obligé d’aller à Corte. Au premier jour, je serai à vous. Toutes les fonctions civiles et judiciaires vont être renouvelées, ainsi que les administrations et les municipalités[^3]. Les dernières nouvelles nous annoncent que les ennemis ont abandonné Verdun et Longwy et qu’ils ont repassé le fleuve pour rentrer chez eux ; mais les nôtres ne s’endorment pas... La Savoie et le comté de Nice sont pris et la Sardaigne sera bientôt attaquée[^4]. Les soldats de la liberté triompheront toujours des esclaves stipendiés de quelques tyrans.</p><p style="margin-top: 0cm">Votre frère se porte bien ainsi que toute la famille. Saluez tous les nôtres et assurez-les de mon empressement à leur être agréable.[^5]</p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Buonaparte</h3> [^1]: <span></span>Trésorier du 2<sup>e</sup>bataillon de volontaires corses. [^2]: Il s’agit de Paoli avec lequel Bonaparte a une entrevue quelques jours plus tard. [^3]: Cela se passera au cours d’une nouvelle réunion à Corte au début du mois de décembre, une réunion qui marquera un puissant retour en force des paolistes, en difficulté deux mois auparavant, lors de l’assemblée de septembre qui a désigné les représentants de l’île à la Convention. [^4]: Paoli a été investi de la mission d’attaquer l’île de Sardaigne lors du réunion du comité exécutif du 19 septembre. [^5]: <span></span>Sous cette lettre, Lucien Bonaparte écrit : « Mille compliments à mon cher lieutenant Costa. Je vous envoie une relation imprimée de la Société des Amis du Peuple de Corte. Je vous l’envoie comme ami, non comme affilié, puisque vous n’avez pas voulu en être. Je vous embrasse ». F. Masson et G. Biagi,<i>Napoléon inconnu, papiers inédits 1769-1793 accompagnés de notes sur la jeunesse de Napoléon Ollendorff</i>, 1895, t. 2, p. 411.</body>
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