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CG1-0059.md| identifiant | CG1-0059.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| titre | Napoléon à Joseph Fesch |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 59. - </b>À Joseph Fesch[^1]</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/>
</p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">[Corte, début mai 1792][^2]</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-top: 0cm">Le département fait feu
roulant contre la commission pour la sotte et insolente résolution
de nous faire sortir d’Ajaccio[^3].</p><p style="margin-top: 0cm">Donnez-moi des nouvelles
du départ des Boccadamendole ainsi que de celui de Gabella.</p><p style="margin-top: 0cm">Je prends les mesures pour
faire arranger la chambre de Filice afin que vous y puissiez rester.</p><p style="margin-top: 0cm">Ma santé est très bonne
et mon courage encore meilleur. Nous avons ici pris des farines pour
notre subsistance. Le département attend<i><b> </b></i>avec
impatience la lettre que la municipalité devait<i><b> </b></i>écrire
pour mettre fin aux affaires d’Ajaccio. Soyez sûr que tous sont
disposés à tout faire. Par Dieu, dites-leur qu’ils ne tardent pas
à écrire cette lettre qui est nécessaire.</p><p style="margin-top: 0cm">Donnez-moi des nouvelles
de tout et envoyez-moi 2 paires de bas et 4 mouchoirs, comme je vous
l’ai demandé.[^4]</p><p style="margin-top: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-top: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-top: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: Joseph Fesch (1763-1839), frère utérin de Letizia Bonaparte dont
la mère Angela Maria Pietrasanta a successivement épousé Giovan
Gieronimo Ramolino et le Suisse Francesco Fesch. Capitaine au
service de Gênes, il est élève au séminaire d’Aix, ordonné
prêtre en 1785, devient vicaire épiscopal d’Ajaccio puis est
transformé par prudence, pendant la Terreur, en garde-magasin à
l’armée des Alpes.
[^2]: Un jeudi matin.
[^3]: Arrighi et Colonna de Cesari Rocca (« la commission »)
ont décidé de faire sortir d’Ajaccio le bataillon des
volontaires et de le diviser en deux, une partie allant à Corte,
l’autre à Bonifacio.
[^4]: Expédition autographe, Archives nationales, 400 AP 137.</body> |
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