CG1-0058.md

identifiantCG1-0058.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1792/04/12 00:00
titreNapoléon à la Municipalité d’Ajaccio
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 58. - </b>À la Municipalité d’Ajaccio</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">[Ajaccio], 12 avril 1792</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm">De la lettre que nous avons écrit à monsieur le commandant de la place[^1] vous aurez appris dans quelle situation se trouvent nos affaires. L’autorité nous a été concédée par le département pour convoquer en cas de besoin les gardes nationales de l’intérieur et nous avons reçu l’ordre positif du général Paoli de rester dans nos postes du Seminario, Caserna, San Francesco, Cappucini et la Torretta. Nos gardes nationaux ne feront pas la moindre hostilité. En attendant des messieurs Saliceti et Arrighi[^2], commissaires du département, qui seront cette nuit avec deux mille hommes à Ajaccio.</p><p style="margin-top: 0cm">Si d’ici une heure les canons ne sont pas chassés des quartiers de la ville, nous ferons entrer dans nos postes, en conséquence qui nous a été donnée, les gardes nationaux de l’intérieur, et nous enverrons des hommes dans toutes les paroisses avoisinantes pour que la force vienne soumettre les ruelles ennemies de la Constitution. </p><p style="margin-top: 0cm">Vous, messieurs, serez personnellement responsables, et devant la nation entière et devant chaque individu qui aura sa vendetta à faire sur vous.</p><p style="margin-top: 0cm">Nous avons pris tous les moyens hier soir pour achever le grand dessein de mettre tout en ordre et de faire disparaître toute forme d’hostilité, et vous par la précipitation de vos opérations avez voulu contribuer à la ruine de cette ville, à la destruction des amis de la Constitution pour faire triompher quelques citoyens indignes qui ont plaisir à voir le trouble et les malheurs de la patrie. </p><p style="margin-top: 0cm">Nous pouvons, messieurs, vous assurer que le salut ou la ruine de cette ville se trouve dans vos mains. Si vous ne retirez pas les canons des lieux où vous les avez placés, nous ne pouvons plus retenir nos gardes nationaux. Nous retenons nos hommes, qui sont prêts à partir, jusqu’à dix heures et demi.[^3]</p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="text-align: right; margin-top: 0cm">Pour le bataillon des gardes nationaux, les soldats soussignés.</p><p style="text-align: right; margin-top: 0cm">Bonelli capitaine ; Tavera[^4], capitaine ; Pietri[^5], capitaine; Susini[^6], lieutenant ; Peretti, capitaine; Ortoli di Tallano[^7], capitaine ; Peraldi, lieutenant; Robaglia[^8], quartier-maître ; Peraldi<i><b> </b></i>di Zicavo, lieutenant ; Sanseverino Peraldi di Zicavo, lieutenant; Peretti, capitaine des grenadiers ; Peretti, adjudant major ; </p><p style="text-align: right; margin-top: 0cm">Quenza et Bonaparte.</p> [^1]: Maillard. [^2]: Ce sont en fait Arrighi et Colonna de Cesari Rocca qui sont envoyés à Ajaccio. [^3]: <span></span>Arthur Chuquet,<i>La jeunesse de Napoléon</i>, Armand Colin, 1898, t. 2, p. 357, n° CXXXII. [^4]: <span></span>Tomaso Tavera, capitaine au 2<sup>e</sup>bataillon de volontaires corses en 1792. [^5]: Giuseppe Maria Pietri, un des quatre représentants du district de Tallano à l’administration départementale de la Corse au début de la Révolution. [^6]: <span></span>Susini, lieutenant au 2<sup>e</sup>bataillon de volontaires corses en 1792. [^7]: <span></span>Ortoli di Tarano, capitaine au 2<sup>e</sup>bataillon de volontaires corses en 1792. [^8]: <span></span>Antoine Robaglia (né en 1773), quartier-maître trésorier du 2<sup>e</sup>bataillon de volontaire Corse du 28 mars 1792 au 6 mai 1793.</body>