| identifiant | CG1-0057.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1792/04/11 00:00 |
| titre | Napoléon au colonel Maillard, commandant de la place d’Ajaccio |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 57. - </b>Au colonel Maillard, commandant de la place d’Ajaccio</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">[Ajaccio], 11 avril 1792</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm">Nous avons passé tant de jours pour accorder les choses, et l’on veut dans ce moment ruiner tout. Ce n’est pas ainsi que l’on exécute le traité d’hier que vous avez garanti vous-même[^1]. </p><p style="margin-top: 0cm">Le coup de canon sera le signal du trouble et de la désunion. Il ne sera plus possible de retenir les gardes nationales soldées et ceux de l’intérieur qui sont venus au secours. Nous sommes au moment de voir arriver la commission du département qui aurait arrangé tout[^2]. </p><p style="margin-top: 0cm">Le procureur-syndic vous a fait une réquisition à laquelle vous ne devez pas résister[^3].</p><p style="margin-top: 0cm">Si au coup de canon il arrive des désordres, nous vous en rendons responsable.</p><p style="margin-top: 0cm">Nous espérons de porter nos gardes nationales à l’accommodement. On veut tout précipiter et tout sera ruiné. C’est alors que triompheront les ennemis de la Constitution, et il n’en existe que trop dans cette ville. La destruction du pays qu’on espérait d’éloigner, sera assurée dès le coup de canon. Pensez-y; des mesures précipitées doivent vous faire voir que la municipalité n’est pas libre; on vous en a protesté.[^4]</p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quenza</h3></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Buonaparte</h3> [^1]: Suspension d’armes du 10 avril. [^2]: Arrighi et Colonna de Cesari Rocca sont en route pour Ajaccio. [^3]: <span></span>La municipalité ajaccienne ayant sommé Quenza et Bonaparte d’évacuer leurs troupes d’Ajaccio, Quenza a obtenu de l’abbé Coti, procureur-syndic une contre-réquisition. La lettre de Quenza a été publiée par Arthur Chuquet<font size="2" style="font-size: 10pt"><i>, La jeunesse de Napoléon</i></font><font size="2" style="font-size: 10pt">, Armand Colin, 1898, t. 2, p. 356, n° CXXX</font><font size="2" style="font-size: 10pt"><i><b>.</b></i></font><font size="2" style="font-size: 10pt"><b> </b></font><font size="2" style="font-size: 10pt">Elle comporte un ajout autographe de Bonaparte : « Les courriers pour Corte son partis. Courage, courage ! »</font> [^4]: <span></span>Arthur Chuquet, <i>La jeunesse de Napoléon</i>, Armand Colin, 1898, t. 2, p. 357, n° CXXXI.</body> |